00:00
Europe 1 La libre antenne
00:14
Valérie Darmont. Bonsoir et bienvenue dans les meilleurs moments et sans doute les moments les plus forts de la libre antenne de cette semaine. N'hésitez pas tout de même à composer le 01 80 20 39 21 01 80 20 39 21 numéro non surtaxé de notre standard et vous pouvez aussi nous écrire pour réagir à ce que vous entendez à l'antenne au 7 39 21 75 centimes plus coup du SMS. Bonne émission. Europe 1, la libre antenne.
00:44
Valérie Darmont. Bonsoir Lionel.
00:48
Bonsoir.
00:49
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1 et d'avoir composé le 01 80 20 39 21 numéro de notre standard non surtaxé. Je vous écoute Lionel, que voulez-vous nous confier ce soir ?
01:01
D'abord je vais essayer d'être un peu moins bavard que les précédentes dames, malgré tout ce qu'ils ont eu comme maladie c'est sûr. Ça m'a un petit peu creusé, un petit peu dans le cœur, parce que moi, j'ai perdu mon épouse d'un cancer aussi, donc ça remue bien des choses.
01:19
On est nombreux à avoir été touchés de plus ou moins près par cette maladie.
01:24
Voilà, c'est ça, ça a duré 13 mois, mais bon, c'est ça, mais ça reste toujours là quand même. Voilà, mais la vie continue, et la vie, elle est belle, si on veut, malgré tout ce qui se passe dans le monde.
01:36
Bien sûr.
01:38
Mais je vous écoute tous les soirs et je vous admire et je vous admire aussi pour votre patience à des fois parce qu'il y a quand même... Vous avez des gens qui parlent un peu...
01:48
Un peu trop, oui. Vous faites allusion peut-être à quelqu'un qui est passé la semaine dernière et qui a été un petit peu long, non ?
01:55
Ah oui, il y a des sujets qui sont... Ah oui, oui, oui. Mais ce n'est pas grave. Parfois, vous savez, les gens ont besoin de s'exprimer. On est là aussi pour être indulgents les uns avec les autres. Et quand je dis on est là, je parle aussi des auditeurs, notamment la communauté Facebook, qui parfois est un petit peu injuste. Ils sont un petit peu injustes les uns envers les autres, représentatifs assez de la société. Voilà. Donc voilà, alors revenons à La vie est belle, on aime bien.
02:27
Moi je vous ai appelé, je me suis permis d'appeler l'autre soir parce que j'ai écouté ces messieurs qui étaient malvoyants.
02:32
Oui, la semaine dernière, Antonio.
02:35
D'ailleurs j'ai des larmes aux yeux parce que moi je suis malvoyant depuis trois ans.
02:40
D'accord, et vous avez quel âge Lionel ?
02:43
Je suis tout jeune.
02:45
J'ai 85 ans.
02:47
Ah, effectivement. Ça aussi, c'est une manière de voir la vie, c'est le cas de le dire.
02:51
Je suis tout jeune dans la tête.
02:53
Ah, très bien, c'est le plus important.
02:55
Et je bouge beaucoup.
02:56
C'est celui-là, le vrai âge. C'est celui-là, le vrai âge.
02:59
Vous savez, on est vieux jeune, si on veut, ou on est jeune vieux. Exactement. Et j'ai de la chance d'être entouré de beaucoup d'amis, surtout de mes filles et puis de mes petits-enfants.
03:12
Alors, combien de filles, combien de petits-enfants ?
03:15
Alors, j'ai trois filles qui sont près de chez moi et cinq petits-enfants. Des petits-enfants, j'en ai une à Paris qui est dans une école de danse. J'en ai une qui est à Lyon qui travaille dans une boîte de nuit. J'ai une petite fille qui est à côté d'Angers et qui est dans une école aussi.
03:44
J'ai deux garçons qui sont très débrouillards aussi, deux grands garçons d'un mètre 90, Valentin et Cybri, que j'aime beaucoup.
03:55
Vous avez des grands petits-enfants ?
03:57
Voilà. Et j'ai deux autres petits-enfants qui ne sont pas du mariage. Et j'ai une fille qui s'appelle Caroline, que j'aime beaucoup aussi. Voilà.
04:07
Ah oui, vous avez une grande famille. Et cette grande famille, elle est autour de vous. Vous les voyez souvent, Lionel ?
04:13
Je les vois souvent. Il y en a deux que je vois moins souvent. Ils sont surnoms, mais je les aime beaucoup aussi. Et voilà.
04:21
Et votre région, c'est où votre région, Lionel, où vous avez plein d'amis ?
04:24
Je suis vendé. Je suis vendé.
04:25
Ah oui, jolie région. Près de la mer ou pas ? Ou dans les terres ?
04:28
Je suis à 30 km. Mais cet après-midi, j'étais à 200 mètres de la mer parce que j'étais rendu tout près de Sable-de-Lonne. Donc j'étais tout près.
04:36
Oui, sympa. Et quand vous dites « je bouge beaucoup », c'est quoi vos activités ?
04:43
Autrefois, j'étais marchand de bestiaux et agriculteur. J'ai beaucoup travaillé, comme beaucoup, dans cette corporation. Il y a eu des moments difficiles, mais j'ai fait un métier que j'aimais beaucoup.
04:55
Et j'ai essayé de m'entourer de gens que j'aimais bien. Il y en avait des bons, des moins bons, mais voilà.
05:02
C'était familial, l'agriculture ? C'est familial ? C'est une affaire familiale ?
05:07
Ah oui, dans les fermes, vous voulez dire que je passais ?
05:12
Non, vous, puisque vous m'avez dit que je suis agriculteur.
05:15
Oui, c'est une affaire familiale.
05:19
Vous avez pris la suite de vos parents ?
05:21
Ah non, de mon beau-père un peu, enfin j'ai monté mon affaire après, mais mon beau-père était marchand de bestiaux, mon père aussi, et puis voilà. Et puis j'ai toujours été bercé là-dedans, dans un métier, voilà.
05:33
Et toujours actif ?
05:34
Et toujours actif, j'ai jamais fait de sport, mais je courais très très vite quand même, ça n'empêche pas. Et là, bon, je m'occupe, j'ai un grand jardin, je m'occupe, j'ai trois hectares de bois, je n'arrête pas.
05:48
Alors, vous n'arrêtez pas, mais vous avez commencé, et c'est l'objet de votre appel, parce que vous avez rebondi sur les entretiens tellement nourrissants de la semaine dernière, de Antonio, de Martin, de Medjaed, mais tellement, tellement de bonheur à les écouter. Voilà, vous avez démarré votre appel.
06:07
Oui, parce que moi, je suis malvoyant depuis deux ans et demi. Mon épouse est morte il y a deux ans et j'avais commencé à perdre un peu la vue. D'abord, j'avais arrêté de conduire en 2021 parce que je me suis rendu compte que j'étais un danger public. Donc, j'avais pris la décision d'arrêter. Et donc, depuis que je suis veuf, je me suis mis à faire la cuisine. Je m'occupe. J'ai souvent des amis à manger. J'ai souvent ma fille qui habite auprès de chez moi, mes petits-enfants. Et j'adore cuisiner.
06:38
Excusez-moi, mais comment vous faites avec les problèmes de vue ?
06:42
Je me débrouille. Quand j'allume mon gaz, pour voir si c'est bien allumé, je mets ma main au-dessus. Pas trop près, quand même.
06:50
Oui, oui, d'accord. C'est mieux. Parce qu'après, vous allez... Oui, c'est mieux.
06:54
Ça chauffe, voilà. Ça y est, c'est allumé. Puis voilà. Et puis, j'ai mes repères autour de chez moi. Vous savez, j'ai 5 hectares autour de chez moi. C'est assez grand. Voilà. Et bon, chez moi, ça se passe très bien. Par contre, je ne peux plus aller ailleurs tout seul, maintenant.
07:12
Ah oui, c'est ça. Parce que là, vous avez 85 ans. Vous avez perdu la vue suite à quoi, d'ailleurs ? Vous avez eu un glaucome ? Qu'est-ce que vous avez eu de l'ADMLA ? Qu'est-ce que vous avez eu ?
07:22
Non, j'étais glaucome. J'ai été opéré en 96 du glaucome. Après, en 2000, j'ai été opéré trois fois du glaucome. Vous voyez ? J'ai eu du laser, tout ça. Enfin, voilà. C'est comme ça. Et puis, la vie, c'est ainsi. Hein ?
07:35
Il faut faire avec, il n'y a pas de mystère.
07:39
C'est ça votre message, il faut poursuivre sa vie de toute façon parce qu'on n'a pas le choix.
07:44
Alors moi je suis malvoyant, je ne vois pas les visages.
07:48
D'accord.
07:49
Je vois les couleurs, c'est bizarre.
07:53
D'accord, ok.
07:55
J'ai quelqu'un en face de moi, je ne vois pas si c'est un homme, s'il a des moustaches ou des lunettes, je ne le vois pas.
08:02
Et par contre, les couleurs bleues...
08:03
C'est-à-dire que le ciel bleu, par exemple, vous allez le voir ?
08:07
Oui, je le vois. Je le vois. J'arrive à voir le soir, quand je sors, je vois la lune, je vois un peu. C'est très curieux, je n'arrive pas à comprendre d'ailleurs.
08:16
Et comment le médecin vous explique ça ? Comment l'ophtalmo vous explique ça ?
08:19
C'est le nerf optique...
08:23
J'ai une vision très limitée maintenant. On m'a expliqué que c'est comme un petit câble qui me tient à la vue. Si ce câble coupe, je serai aveugle complètement. Mais bon, j'ai du courage. Je me dégoûte matin et soir. Je siffle, je chante, je cours. Je m'occupe le plus possible.
08:52
Oui, mais dans votre maison, dans votre jardin ?
08:57
Oui, j'ai une grande maison, j'ai une très grande maison. On appelle ça une longère, si vous voulez.
09:03
Ah oui, très bien.
09:04
Donc j'ai de la place, j'ai 6 pièces de 40 mètres carrés chacune, j'ai de quoi me courir.
09:11
Mais vous avez quelqu'un pour vous aider tout de même, Lionel ?
09:14
J'ai une femme de ménage qui vient deux fois par semaine, mais autrement, je me débrouille.
09:19
Et on a Laurence, au 73921, qui nous laisse un petit message pour vous. Et qui dit, quel plaisir d'écouter ce monsieur de 85 ans, énergique, passionné par sa famille et par son environnement. Son handicap visuel ne l'empêche pas de profiter de la vie. Merci pour ce témoignage positif. C'était ce que vous vouliez nous dire d'ailleurs ce soir, Lionel ?
09:40
Merci madame, c'est vrai, c'est vrai, je veux profiter de la vie, j'ai de la chance d'avoir des enfants et des filles qui sont toujours auprès de moi, qui m'encouragent, qui me disent allez, allez, ça des fois j'ai des petits coups de blouse comme tout le monde, vous savez, ça m'arrive, comme je suis tout seul, puis tout d'un coup je me dis allez hop, Il faut y aller, quoi.
10:00
Il ne faut pas se laisser abattre, c'est ça ? Il ne faut pas se laisser abattre ?
10:03
Je me laisse laisser abattre, oui, c'est vrai. Parce que moi, dans la vie, moi aussi, j'ai eu des coups durs.
10:10
Ça pourrait durer toute la nuit si je voulais raconter tout ce que j'ai eu. Mais ce qui compte, c'est d'être positif. Positif, positif, positif. Voilà, c'est ce qui compte.
10:20
Vous l'avez toujours été ? Ou c'est venu avec le temps, Lionel ?
10:24
J'ai toujours été comme ça. Et quand j'étais jeune, j'étais un peu clown, un peu sur les bords. Quand je me retrouvais avec des amis, je vais vous le dire, je chantais beaucoup Bourville.
10:37
Poussez la chansonnette si vous le souhaitez, ça va nous faire du bien.
10:50
En tout cas, ça nous met la patate, nous, en régie. Écoutez, c'est comme ça.
11:10
Et puis, bon, je m'entoure de beaucoup d'amis, et voilà. Et puis, autrement, j'ai mes filles, bon, quand j'ai besoin d'aller quelque part, qui sont toutes ou moins là, parce qu'elles travaillent toutes les trois, c'est normal. Et puis, autrement, j'ai une amie qui est en retraite, quand j'ai besoin, je l'appelle ou elle me propose d'aller faire des courses, si tu veux, est-ce que tu veux que je passe te chercher, tu as besoin de quelque chose ? Puis j'ai un ami aussi qui est à la retraite, qui est toujours à ma disposition, qui est vraiment super sympa, qui mange toujours avec moi. Je fais à manger 3-4 fois la semaine.
11:41
Comme il me dit, tu fais toujours 3 à manger ! Et moi j'adore faire à manger, et je suis un gros mangeur. Un gros buveur et un gros mangeur.
11:48
Un gourmand, un gourmand de la vie.
11:51
Et encore, je n'ai fait que 65 kilos.
11:53
Ah bah vous avez de la chance, mais c'est parce que vous bougez beaucoup peut-être aussi.
11:56
Moi c'est ma nature, c'est peut-être ma nature aussi.
12:01
Parce que, bon, j'ai deux, trois filles, j'ai deux filles qui se portent bien, mais sont plus. Et j'ai ma fille, mon aînée, qui est comme moi, qui bouge beaucoup, qui travaille beaucoup, qui aime bien manger, qui aime bien la bonne vie. Mais bon, c'est notre nature, c'est comme ça.
12:21
Mais la nature positive, c'est aussi une nature, peut-être.
12:25
J'avais mon père, il faisait que je chantais.
12:27
Il chantait toujours. Il chantait, il sifflait tout le temps, tout le temps, dans les champs, tout le temps, tout le temps. Alors, j'ai dû garder ça de lui, sans doute.
12:35
C'est une manière de cultiver la joie.
12:37
Ah oui, oui, puis de la redonner aux autres, c'est ça qui est important. J'ai des gens qui, comme j'ai grand jardin, j'ai ramassé 80 kilos de tomates.
12:51
Oh là là !
12:53
Ben oui, je plante des tomates, j'ai un grand jardin, puis c'est tout.
12:58
C'est pour ça que vous avez de quoi cuisiner aussi, parce qu'il faut les écouler toutes les tomates.
13:02
Ah ben j'ai cuisine, oui, oui. Puis alors j'ai un petit-fils qui est bon pour faire la cuisine. C'est pas son métier, mais il aime bien faire la cuisine. Il est formidable. Et on mange bien. Ça fait des sacrés gueuletons, je vais vous dire que c'est incroyable. On est des gourmands et gourmets gourmands.
13:22
Et vous avez surtout plein de gens autour de vous et notamment vos enfants et vos petits-enfants pour partager et ça c'est là aussi la grande source d'énergie et de joie.
13:31
J'ai des amis qui me donnent un coup de main pour le bois, pour le jardin, pour tout ça. Si bien que la semaine dernière, pour les remercier, je les ai tous invités. On a fait un bon gueuleton chez moi. Avec des grillades, on a rigolé, on a bu pas mal de choses. Et puis tout le monde est content. Et puis voilà.
13:50
On a une surprise pour vous Lionel, enfin c'est nous qui l'avons, c'est lui qui vous l'a fait. On a Antonio qui vient de recomposer le 01 80 20 39 21 que vous avez écouté la semaine dernière et c'est pourquoi vous nous appelez ce soir. Antonio, rebonsoir !
14:05
Oui, bonsoir Valérie, bonsoir à Lionel. Lionel, voilà, parce que je suis en train de vous écouter, j'ai dit « Ah, monsieur malvoyant et tout, moi aussi je suis malvoyant ». Alors par contre, je ne fais pas autant de choses que vous, mais moi c'est plutôt la radio quoi, vous voyez, comme je disais. Oui, oui, oui, je sais, vous êtes à Toulouse ou à Bordeaux ? À Bordeaux, à Bordeaux. Ah oui, d'accord. Alors, comme je l'ai dit la semaine dernière, ça fait 21 ans que j'habite à Bordeaux, mais je suis originaire du Biarn, à côté de Pau.
14:43
Ah oui, d'accord. Et c'est pour ça que je suis en train de vous écouter, j'ai dit, tiens, Lionel, malvoyant et tout, tiens, je vais appeler.
14:51
Eh ben voilà, vous avez bien fait de faire un petit coucou à Lionel. Lionel, oui, on vous laisse la parole.
14:57
Je vois, mais je vois trouble. Voilà, je vois flou, comme on dit. Je ne peux pas... Oui, mais vous voyez les couleurs.
15:06
Ce n'est quand même pas rien.
15:07
Je ne vois pas les visages. Vous êtes quand même un moyen de naissance. Ah non, non, non. Ça m'a pris en 2000. J'avais déjà pas une trop bonne vue depuis quelques années. Mais depuis 2022, surtout, j'ai commencé à perdre la vue.
15:28
Moi, j'ai 55 ans, je suis malvoyant de naissance. Mais comme j'ai expliqué dimanche dernier avec Valérie, ce que je disais, c'est que... J'ai travaillé dans le domaine de la radio.
15:42
Mais vous m'avez beaucoup touché, ça m'a fait beaucoup d'émotion de vous entendre tous les trois.
15:55
Oui, c'est Martin qui s'est arrêté. Son fils conduisait la voiture, il s'est arrêté sur le bord de la route pour composer le 01-80-20-39-21. Et Medjahed a fait de même.
16:05
Vous avez une radio formidable.
16:07
Merci beaucoup Lionel, merci beaucoup.
16:10
C'est vrai, je vous aime, je vous aime, c'est vrai que la radio c'est formidable. Moi maintenant, de toute façon, je ne peux pas regarder la télévision, je ne peux pas lire, donc j'écoute la radio.
16:23
Justement, moi je vais téléphoner dans quelques temps à Valérie ou à Roland. parce que moi je fais partie d'une association de non-voyants à Bordeaux, où justement on fait de la sensibilisation auprès des écoles, et il y a beaucoup de choses qui sortent actuellement, par exemple Valérie, vous qui êtes voyante, est-ce que vous vous êtes posé la question, quand vous voyez une pub pour un film ? Ce film est en audiodescription.
16:54
Est-ce que vous vous dites, mais c'est quoi l'audiodescription ?
16:57
Je vous pose la question. Oui, mais je sais ce que c'est que l'audiodescription, bien sûr. Et de toute façon, c'est affiché sur le film. Ce film est en audiodescription, bien sûr.
17:06
Mais est-ce que vous savez ce qu'est justement l'audiodescription ?
17:09
Oui, c'est quelqu'un qui lit, un peu comme Lady Daskely au théâtre, qui lit ce qui se passe dans le film, pour les non-voyants.
17:14
Voilà, c'est tout ce qui est visuel, c'est une voix off qui...
17:18
Voilà, qui raconte le film.
17:20
Alors, justement, Comme j'ai expliqué la semaine dernière, je suis animateur radio, et justement, la semaine prochaine, pas ce dimanche-là, mais l'autre d'après, dans mon émission, il y a un monsieur qui va venir présenter des lunettes. Alors, c'est des lunettes avec...
17:42
Avec une caméra, comment vous expliquer ? Vous mettez ces lunettes, vous lui dites qu'est-ce qu'il y a en face de moi et ça va vous dire ce qu'il y a en face de vous.
17:55
Ah d'accord, c'est les lunettes qui racontent ce qu'on ne voit pas, mais les lunettes racontent ce qu'on pourrait voir si on voyait.
18:02
Par exemple, vous êtes au restaurant, vous mettez des lunettes, vous prenez le menu et ça va vous dire ce que c'est.
18:11
C'est une super innovation, c'est une super innovation, c'est une grande avancée. J'ai super, oui.
18:18
C'est pour ça, parce que moi, j'ai l'intention de me les acheter, ces lunettes, je peux dire... Bien sûr, dites-le pour les personnes qui nous écoutent et qui en ont besoin, évidemment. Alors c'est Rayban, c'est Rayban qui fait ça.
18:33
Comme je dis, c'est Rayban qui fait ça.
18:38
On les trouve chez n'importe quel opticien pour les personnes qui sont non-voyantes ou malvoyantes.
18:45
C'est très bien ça. C'est bien. Mais par exemple, si on mange du poisson, s'il y a des arêtes, ils le disent aussi ?
18:53
C'est une bonne question, Lionel. Ça, je ne sais pas. Mais par contre, par exemple, vous dites... Moi, j'ai essayé déjà. Vous dites, par exemple, qu'est-ce qu'il y a en face de moi ? Ça vous décrit ce qu'il y a en face de vous ou sur les côtés quand vous tournez la tête ?
19:12
Ah oui, mais c'est drôlement pratique. Ah oui ?
19:17
Ah oui, vraiment. Merci Antonio de nous avoir appelé ce soir d'abord pour parler avec Lionel, parce que vous avez inspiré son appel. Et merci vraiment de cette avancée aussi, de nous raconter, de nous partager cette avancée.
19:30
Il y a beaucoup de choses qui se font comme ça. Le problème de tout ça, c'est que ce n'est pas donné. Moi, je vois ici à Bordeaux, chez Ray-Ban, c'est 320 euros les lunettes.
19:46
Ah oui, c'est un budget. Les mutuelles, elles prennent en charge un peu quand même ?
19:49
Alors, les mutuelles, je ne sais pas, mais vous pouvez payer en plusieurs fois.
19:58
D'accord, c'est déjà ça. Eh bien, merci à tous les deux, messieurs, d'être intervenus ce soir dans la Libre Antenne d'Europe 1. Un grand merci à vous, Lionel, de nous avoir appelés et Antonio de nous avoir rappelés. Merci à vous deux de votre bonne humeur et de votre belle énergie. Merci, au revoir.
20:36
... ... ... ... ...
20:48
... ... ... ...
21:15
C'est parti !
21:45
I'll be waiting I'll be waiting I'll be waiting J'assume les raisons qui nous poussent De changer tout J'aimerais qu'on oublie le couloir Seven seconds away Just as long as I stay It's not a second We're seven seconds away Just as long as I stay I'll be waiting I'll be waiting I'll be waiting And when a child is born
23:07
C'est parti !
23:24
Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
24:15
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon. Bonsoir Raymond. Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous. Bonsoir à tous les auditeurs.
24:25
On vous écoute. Alors, je suis heureuse de pouvoir discuter un petit peu avec vous. Ça fait un moment que je vous écoute, d'ailleurs très longtemps, pour réussir. Merci. Et je voulais un petit peu vous parler de ma vie. Ma vie qui a été multipliée par des douleurs. Multipliée par...
24:46
Par des grandes surprises, j'ai eu des douleurs parce que je souffre depuis 60 ans d'une maladie que je ne peux même pas mettre un nom dessus. 60 ans. Mais ce n'est pas tout à fait de ça que je voulais vous parler, vous et vos auditeurs. C'est surtout parce que lors de ma naissance, j'ai eu un œuf et du sel.
25:16
On m'a offert un œuf et du sel.
25:21
C'est-à-dire, dans quelles circonstances, le jour de votre naissance, on vous offre un œuf et du sel ?
25:24
Vous savez, ma maman, elle a accouché à la maison. Il faut savoir que j'ai 79 ans, ennemie. Je fais comme les enfants, on compte l'ennemi. Voilà, mon émotion est partie. Pour le moment, ça, je me suis reprise. Et à ce moment-là, elle a accouché à la maison ?
25:43
Et il y avait une dame du village qui lui a dit, voilà, je viens vous voir, je viens vous donner un œuf et du sel pour votre petite. Et c'était moi. Et à partir de six ans à peu près, j'ai commencé à sortir de mon corps. J'étais complètement remplie dans la lumière. Et depuis ce jour-là, je peux dire que ma vie a vraiment changé.
26:12
Mais changer en bien ou changer en mal ? Non, en bien.
26:16
Peut-être les deux. J'ai envie de vous dire les deux parce que je suis une personne fatiguée. J'entendais ce monsieur avant qui faisait son témoignage. C'est ce que j'ai vécu, moi, avec les hommes, pour ainsi dire.
26:34
Vous avez été trompée, vous voulez dire ?
26:36
Oh, plus que ça. Il n'y a pas de mots pour le dire. On me trompait devant moi. On m'a amené ces...
26:42
Ah oui. Donc... Pas respecté, oui. Trahi et pas respecté.
26:50
Ah, du tout. Non, non.
26:51
Maltraité même. Maltraité psychologiquement, en tout cas.
26:55
Complètement. Mais je m'en suis sortie quand même. Je m'en sors quand même. J'ai la foi. C'est peut-être ce qui m'a aidée dans la vie. J'ai eu cinq enfants.
27:10
Oui.
27:12
dont un handicapé, un autre décédé. Il avait 17 ans et demi. Voilà. Et malgré ses souffrances, malgré le corporel, bien sûr, je ne suis pas là pour me plaindre, en fait. Je suis là plutôt pour apporter un tout petit peu d'espérance. Parce que l'au-delà nous aide beaucoup. Si je n'étais pas croyante, si je n'avais pas eu ça dans ma vie, je ne serais certainement pas là.
27:46
Oui, c'est ce que disait Jean-Christophe à l'instant, dans l'émission. En parlant à Émile, de s'en remettre au divin, en fait. Au très haut, et au plus haut que nous, surtout.
28:00
Franchement, ce monsieur n'est vraiment pas bien. Il devrait, personnellement, si je peux me permettre...
28:09
je lui dirais, quittez votre femme qui est déjà malheureuse. Vous ne croyez pas qu'elle le sait déjà. Il leur tombera de toute façon, d'une façon ou d'une autre. C'est prévu. C'est dans son destin. Mais ce n'est pas de lui que je voudrais parler non plus. Je ne suis pas là pour ça. Il est le seul à juger de sa vie.
28:30
Bien sûr. Et le seul à faire le chemin de toute façon.
28:34
Exactement. Et Moi, ce qu'était tout le monde dans ma vie, c'est que je voyais mes malheurs. Je les savais d'avance. Mais j'y allais quand même. Peut-être parce que je suis un être humain, tout simplement, comme tout le monde. Mais je savais ce qui m'attendait. Avec la personne que j'avais fréquentée, je le savais. Je savais le bout de chemin que j'allais faire.
29:03
C'est-à-dire que vous voyez, quand vous nous dites ça, Raymond, c'est que dès le début, vous voyez les défauts, et ces défauts se sont précisés au fil des années, c'est ça ?
29:12
Exactement, exactement. Lorsque je me suis mariée, au moment où j'ai signé, je me suis dit, mais c'est bête, parce qu'au fond, tu sais très bien que tu vas divorcer en 13 ans. Et c'est ce qui s'est passé.
29:24
Dans 13 ans, carrément, vous aviez le timing ?
29:27
Oui, oui, oui, oui, je le savais.
29:31
Mais comment vous avez su que c'était 13 ans ?
29:35
Ça ne s'explique pas, je ne peux pas vous l'expliquer. Dans ma vie comme ça, ça n'a pas été facile de pouvoir expliquer mes événements. Aujourd'hui, j'ai un guide spirituel, lorsque je tire les cartes aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a longtemps, ça fait plus de 45 ans.
29:54
Ah oui, quasiment toute votre vie en fait, puisque vous avez 79 ans et demi. Oui.
30:00
Oui, bien sûr. Voilà. Et ça m'aide beaucoup, j'aide les personnes aussi, parce que dans tout ça, je ne pense pas qu'à moi, bien sûr, c'est pas pour moi, c'est pour mes amis, mes clients.
30:16
C'est votre métier ?
30:19
J'en ai fait mon métier pour ainsi dire, oui, je peux parler comme ça, oui, si on peut parler de métier, parce que je n'ai jamais pu travailler du fait de mon problème de santé. Et je pense que...
30:30
Au fond de moi, je pense que mes épreuves, c'est peut-être bête à entendre, c'est peut-être bête à dire aussi, mais j'ai l'impression d'avoir été bénie.
30:43
Vous savez, il existe une phrase dans les textes sacrés qui dit « Tout est pour le bien, même dans le pire. » Oui, tout à fait. « Tout est là pour nous compléter, même dans le pire.
30:54
» Oui, je pense que j'étais destinée pour ça.
31:01
Pourtant, l'épreuve de perdre un enfant à 17 ans et demi, elle est quasi insurmontable.
31:08
C'est impossible, je ne peux pas le surmonter.
31:10
Non, non, non, ce ne sera pas possible. Alors comment vous avez fait pour accepter l'inacceptable ?
31:19
On est dans les autres, je pense qu'on est dans les autres. Parce que j'ai compris à travers les autres que je n'étais pas la seule malheureuse. que vous voyez bien tous les auditeurs qui vous appellent, les souffrances qu'ils ont, en fait, on me les amène, ils m'amènent leurs souffrances, et je me dis, ce n'est pas la seule qu'on me fait. Donc, de mes souffrances, je reçois celles des autres, et c'est ma raison de vivre.
31:48
C'est-à-dire que parce que vous avez vécu ces souffrances, vous êtes plus à même de les accompagner dans leurs souffrances ? Complètement, Valérie, complètement.
31:59
Parlez-moi d'un enfant qui décède, je vais savoir vous le dire. Parlez-moi d'un enfant qui part de la maison sans savoir pourquoi, je vais savoir vous le dire. Parce que j'ai deux filles qui sont parties qui ne me parlent plus.
32:13
Et vous savez pour quelles raisons ?
32:17
Il y en a une, oui. La première, c'était la plus jeune.
32:24
Elle est partie à 16 ans. Alors là...
32:30
Peut-être à la suite de mon divorce avec son père, j'en sais rien, je ne peux pas trop vous dire. Je ne suis pas très... Mais certainement que c'est ça, en fait. Et le pire, c'est la dernière. Qui a vécu 57 ans chez moi, avec moi. Elle m'a fait une grande trahison. En partant, vous voulez dire ? Oui, oui, en partant, oui. Et là, c'est l'impardonnable.
33:00
On a bon et de croyant, on peut toujours dire, il faut pardonner. Je vous assure que là, j'ai passé ma vie à pardonner. J'ai fait que ça, en fait. Mais là, c'était un petit peu le pardon de trop.
33:14
Donc, votre fille, vous n'avez pas réussi à la pardonner ?
33:19
Non, je n'y arrive pas.
33:22
Peut-être que vous y arriverez plus tard ?
33:25
Je ne pense pas, non.
33:27
Non.
33:29
Non. J'ai essayé de discuter avec elle.
33:37
Est-ce que maintenant que vous avez accepté, et que vous nous le dites ce soir d'ailleurs sur l'antenne d'Europe, que vous n'allez pas la pardonner, est-ce que c'est plus facile pour vous de gérer son absence, maintenant que vous avez fait ce choix, vous, de manière consciente, là aussi ?
33:55
Oui.
33:56
Qu'elle soit partie, c'est très difficile parce que j'ai vécu quand même 57 ans avec elle. On se portait l'une et l'autre. On essayait tant bien que mal de... Parce qu'il faut vous dire aussi que j'ai une autre fille, ma dernière de mes petites, qui était aussi épileptique. C'est-à-dire que de cette maladie que mon fils est décédé.
34:25
Vous vous rendez compte. Donc, il a fallu porter tout ça. Elle m'a aidée à porter tout ça. Et son absence, elle m'est dure, si vous voulez. Elle est difficile à traverser.
34:41
Mais elle s'était engagée à rester auprès de vous ?
34:45
Ou il était question qu'elle vive sa vie à un moment donné, si la vie lui présentait de vivre autre chose que de rester à vos côtés ?
34:58
C'était son choix de rester là, à la maison. Elle était même très bien. Non, non, c'était vraiment son choix. Je ne me permettrais certainement pas de choisir pour mes enfants.
35:10
On est libres.
35:11
On est libres dans la vie de faire ce qui nous... Oui, donc vous ne lui reprochez pas d'être partie après avoir vécu avec vous. Ce que vous lui reprochez, c'est la trahison dont vous ne nous parlez pas ce soir. C'est ça.
35:22
Non, je ne peux pas.
35:23
C'est trop beau.
35:25
Voilà.
35:26
Est-ce que vous pensez, Raymond, que toutes ces épreuves sont une bénédiction ?
35:33
Oui. Ça, c'est vraiment la foi profonde. Vraiment profonde. D'ailleurs, on a une auditeur qui nous dit que pour devenir croyant, ce n'est pas la peine d'aller dans des églises ou d'accomplir des rites spéciaux.
35:49
Il suffit juste de lire le Nouveau Testament. Je cite aussi cet auditeur ou cette auditrice qui ne l'a pas signé. C'est-à-dire que la foi, ce n'est pas forcément non plus pour certains d'entre nous dans la pratique. Ça peut être juste aussi à l'intérieur de nous, dans notre âme, dans notre besoin de contacter Dieu au quotidien. et de lui parler d'ailleurs. Et d'ailleurs, il y a aussi des textes qui disent que le plus grand des temples, ou des églises, ou des lieux saints, c'est la nature, parce que la faune et la fleur portent notre prière au plus haut.
36:25
Ma question c'est, est-ce que vous pensez que votre médiumité, ou le fait que vous tiriez les cartes, etc., a été tout de même...
36:36
une punition d'une certaine manière parce que souvent la vie des médiums et d'ailleurs j'en profite pour dire que nous ferons une émission spéciale voyance de nouveau pour cette fin d'année la première semaine du mois de janvier sans doute mais d'ici là nous vous redirons tout cela chers auditeurs pour ceux qui veulent y participer comme on l'avait fait l'an dernier avec sans doute le plus jeune médium de France est-ce que vous pensez puisque la vie des médiums est souvent extrêmement difficile ? Est-ce que vous pensez que cet œuf et ce sel qu'on vous a offert en vous transmettant ce don à votre naissance, en tout cas en donnant tout cela à votre mère pour vous, est-ce que ça vous a porté malheur d'une certaine manière, Raymond ?
37:18
C'est une question que je me suis posée, en fait, parce que ça serait oui et non. Non, ça m'a porté malheur, en fait, en quelque part, parce que Parce que depuis ma naissance, en fait, j'ai toujours été un petit fardeau, si vous voulez, même pour mes parents. Je n'étais jamais bien, en fait. Sur cette terre, en fait, je n'étais jamais bien. Mais tellement joyeuse à la fois, tellement joyeuse.
37:48
C'est toujours le sourire. Et si vous voulez, d'un autre côté, oui, je pense que malgré tout, certains médiums, peut-être pas tous, mais certains médiums ou certaines personnes qui ont des dons Sans doute que ces personnes se diront, dans le fond, on n'est pas si malheureux que ça puisqu'on aide les autres. Moi, c'est mon but d'aider les autres. C'est mon but, c'est ma vie, c'est ma vie. Je vous comprends tout à fait. Alors sans doute, oui, je pense que je fais un tour de tout ça.
38:26
Je me dis, j'ai peut-être souffert pour comprendre les autres. Et c'est vraiment ce que je pense.
38:31
Est-ce qu'il y a un de vos enfants qui a hérité de votre don ?
38:37
C'est ma dernière qui voit beaucoup de choses, oui. Alors, vous dire si elle a hérité mon don, je ne sais pas. Mais en tous les cas, oui, parfois, elle est souvent plus là-haut que sur terre.
38:52
Oui, après, quand on est incarné, quand on est sur Terre, c'est qu'on est incarné. Et si on est incarné, là aussi, selon les croyances, c'est que notre âme a choisi de s'incarner aussi. Donc, on n'est pas fait pour être là-haut, même si parfois, on y est beaucoup mieux quand justement, on est très proche du vivant.
39:07
Oui, on est vraiment bien.
39:08
Voilà. L'idée et la mission, justement, c'est d'être incarné. C'est de faire avec le monde d'aujourd'hui. C'est être dans la réalité. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on travaille souvent les ancrages en thérapie.
39:21
Oui. Moi je sais que j'ai eu une autre vie. Je sais. Mon guide spirituel me l'a fait paraître dans mes rêves.
39:31
Quand vous dites votre guide spirituel, il est vivant votre guide spirituel ? C'est un guide comme un maître ? Ou c'est quelqu'un de l'au-delà par exemple ? Ou un ange gardien ?
39:39
Non, il est dans l'au-delà. Il est décédé.
39:43
Ah, il est décédé ?
39:45
Oui, c'est un jeune hindou. Il est toujours sur mon épaule.
39:51
Lorsque je parle de quelque chose avec mes clients, pour eux, il est là pour eux.
39:58
Ah, c'est la personne qui vous dicte d'une certaine manière, qui vous dit ce que vous devez dire à vos clients.
40:05
Oui, un peu, oui. Elle me souffle, si elle voit que dans les cartes...
40:11
Parce que pour une carte, ça veut dire si, je vais dire, voilà, je vois ça comme ça. S'il me dit non, non, ce n'est pas ça du tout, ça sera autrement. Donc, j'explique à ma cliente ou à mon client, je leur explique. Ah, mais je leur dis, attendez, mon évident me dit, ils le savent, je les préviens. Je leur dis, voilà, je fonctionne comme ça, j'ai un guide spirituel, j'ai eu ce don comme ça. Voilà, ils savent tout, ils savent tout. Et est-ce que vous vous consultez, Raymond ? Jamais. Non. Enfin, une fois, une seule fois, j'ai consulté.
40:42
C'était un monsieur qui habitait à Saint-Etienne, puisque je ne suis pas très loin de Saint-Etienne, pas très loin du Puy-en-Velay. Oui. Et qui m'avait dit, je venais pour mon problème de santé. Je me disais, je voudrais savoir quand même si je vais m'en débarrasser. Même si au fond de moi, je sais très bien que je ne m'en débarrasserai jamais. Mais j'avais un besoin de l'entendre peut-être. Et alors, il me dit, mais il était non-voyant.
41:12
Il s'appelait Pierre. Et il me dit, mais vous venez pas pour ça. J'ai dit, si, je voudrais savoir pour mon problème de santé. Et il m'a dit, mais vous savez, moi je vais vous dire quelque chose. Les personnes que je vois dans mon bureau, qui viennent me voir, me demandent s'ils ont un don. Ça c'était leur première question.
41:37
Mais c'est étrange parce que vous, vous ne me posez pas cette question-là. Je lui dis, ben non, je ne sais pas. Vous faites quoi dans votre vie, qu'il me demande ? Je lui dis, rien, non, non, mais rien, moi. Je pensais à mes cartes, que je commençais tout juste. Et il me disait, mais vous touchez les cartes. Alors je lui dis, oh mais un peu, un peu, vous savez, moi, je joue aux cartes comme ça, un peu. Mais il me disait, mais madame, Vous allez être très connue. Vous allez connaître du monde et du bon monde qu'il m'avait dit.
42:09
Écoutez, ce n'est pas compliqué. Est-ce que cet Étienne vous plaît ? Ah, ben, j'ai dit non, non. C'est une ville qui ne me plaît pas. Et de là, il me dit, c'est bien dommage. Parce que, vous voyez, moi, j'ai perdu ma femme. Je suis prêt de laisser mon affaire et je pourrais éventuellement vous laisser toute mon affaire.
42:29
Et c'est ce qu'il a fait.
42:30
Vous allez être très connue.
42:33
On arrive à la fin de l'émission, Raymond. C'est ce qui s'est passé pour vous, alors. C'est comme ça que vous êtes devenue cartement sienne et vous avez aidé les autres. Un grand merci à vous, Raymond, d'être intervenu ce soir. Un grand merci. Prenez soin de vous et belle fête de fin d'année à vous.
42:49
Au revoir.
42:49
Merci beaucoup.
43:03
La libre antenne.
43:05
Valérie Darmont. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre libre antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la libre antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à une heure du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 20.
43:26
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon.
43:48
Bonsoir Hélène.
43:49
Bonsoir Valérie et bonne année à la libre antenne.
43:53
Merci beaucoup, bonne année à vous et bonne santé surtout, ça c'est le plus important.
43:57
C'est là que ça coince. Ah, c'est là que ça coince.
43:59
Alors on vous écoute avec les auditeurs de la libre antenne.
44:03
Alors moi j'ai 75 ans.
44:05
J'habite Nantes et je voulais aborder le problème de l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques parce qu'on n'en parle pas beaucoup et c'est pratiquement un cauchemar au quotidien. C'est très compliqué à vivre.
44:19
Donc l'électrosensibilité en fait.
44:20
Et mes amis m'ont dit tout à l'heure, n'oublie pas surtout, n'oublie pas que nous aussi on existe et que nous aussi on souffre avec toi.
44:29
De plus en plus de personnes sur Nantes. Vous savez, après le Covid, on a commencé à installer tous les poteaux avec tous les 4G, 5G.
44:39
Et ma vie est devenue un cauchemar depuis 2021. Ça fait...
44:46
Ça fait 4 ans et demi, presque 5 ans, que je souffre d'hyper... Avant, ce n'était pas le cas, Hélène ? Un tout petit peu. C'est-à-dire que quand quelqu'un décrochait un téléphone, je le sentais derrière mon dos, je disais « quelqu'un a décroché le téléphone ». Mais si vous voulez, il n'y avait pas une douleur persistante. On risque maintenant, c'est persistant, c'est toute la journée. C'est dans les bus, les gens ont des téléphones, dans les trams, partout, partout.
45:13
C'était le cas avant. Ce qui a changé, c'est la 5G. Et en fait, la 5G, ça fonctionne comment ? D'ailleurs, je vous le dis, selon les appareils que vous utilisez, les smartphones que vous avez, vous pouvez couper la 5G pour rester sur le réseau 4G. Parce que la 5G, ça se passe comment ? C'est-à-dire que votre téléphone portable est une antenne relais ? Tout simplement.
45:32
Moi, je ne suis pas en 5G, justement. Je suis en 3G, même.
45:34
Ah oui, ben voilà. Aussi, bien sûr qu'on peut choisir 3G, 4G, mais en tout cas, on peut supprimer l'option 5G.
45:40
Oui, absolument.
45:41
Et ça, c'est important parce que même pour vous, c'est mieux de ne pas avoir des ondes en permanence, évidemment, sur vous.
45:46
Alors, voilà. Donc, il y a ça, il y a les Wi-Fi. Alors, je vais vous expliquer. Je vais vous dire, en gros, les maux de tête, les crampes, les palpitations, les acouphènes. Plus de repères quand quelqu'un téléphone, je ne sais plus du tout où je suis, je ne sais plus où je suis, j'ai l'impression que ma tête s'en va complètement. Donc c'est un peu compliqué, c'est même assez compliqué. Donc ce que j'ai fait, d'abord je suis tombée malade, je suis tombée à 36 kilos, donc j'ai été hospitalisée deux mois et je ne comprenais pas pourquoi.
46:17
Et il y a une dame de Pornic qui est venue et qui a testé. Elle m'a dit, mais vous savez, Hélène, que vous avez des antennes à 200 mètres de chez vous. Et ces antennes, en fait, elles vous épuisent. Donc, en fait, maintenant, j'ai un épuisement et physique et psychique et nerveux.
46:33
Comment vous avez eu l'idée de faire venir quelqu'un pour regarder l'électro-sensibilité ?
46:38
Comment ça s'est passé ? Parce que j'ai une amie qui est venue un jour. J'allais très mal. Elle m'a dit, mais Hélène, tu sais... Puis tu es électrosensible, j'ai dit, mais attends, c'est quoi ça, c'est quoi ? Elle me dit, sans doute que oui. Et donc j'ai fait des recherches et on m'a parlé de cette dame de porny qui analyse tout, qui a tous les appareils pour tester. Et elle m'a dit, mais il ne faudrait pas rester là, madame, il ne faudrait pas rester là parce que c'est beaucoup trop fort pour vous. Même le courant électrique coupé, c'est encore trop fort pour votre sensibilité. Alors, j'ai été hospitalisée deux mois, parce que 36 kilos, ce n'est pas beaucoup.
47:13
J'en faisais 47, mais j'ai quand même perdu le nom. Et donc, j'ai été reconnue électrosensible. J'ai un syndrome d'hypersensibilité au champ électromagnétique.
47:25
Donc là, il y a eu un vrai diagnostic médical, ce qui est assez rare quand même.
47:30
En novembre 2021.
47:32
Oui, au CHU de Nantes.
47:35
D'accord. Donc, ça veut dire quoi derrière ? Est-ce qu'il y a une prise en charge, par exemple, de tout ce qui permet de se protéger ? Un temps soit peu, parce que ce n'est quand même pas possible à part aller en zone blanche, c'est-à-dire une zone qui n'est pas traversée par les ondes des téléphones portables.
47:50
C'est ce que je souhaite, oui. C'est ce que je souhaiterais.
47:52
Voilà. Alors, il n'y en a pas beaucoup en France, hein ?
47:54
Non, je me souhaiterais. Je me suis adressée à des associations. Robin des Toits, c'est ça ? Robin des Toits, il ne s'en occupe pas tellement. C'est une autre association, ZH, Z-A-Z-B, comme ça. J'écorche un peu le nom, je suis désolée. On ne m'a rien proposé du tout. Quand j'ai vu ça, je me suis dit, je vais prendre le trou par les cornes et je vais agir. Donc, je vais acheter des vêtements. Pour me protéger des ondes.
48:24
Eh bien, c'était pire. C'était pire ? J'ai fait un sac de couchage. On m'a dit, c'est formidable, vous serez dans le sac de couchage, ce sera formidable. Eh bien, c'est pire. Donc, j'ai acheté un tapis de terre. C'est pire. Alors, en fait, ce qu'il faut, c'est que je mette mes pieds dans la terre directement.
48:42
Donc là, ce que j'ai fait, j'ai fait mettre dans ma chambre des peintures au plafond. J'ai fait mettre des peintures sur les murs. Et j'ai fait mettre un rideau, un grand rideau dans la chambre. Et là, ça marche. Et là, ça marche. Alors, c'est mieux, c'est mieux, c'est mieux. Parce que j'ai des appareils pour tester, si vous voulez, un petit peu, s'il y a beaucoup d'ondes ou quoi. Et dans la chambre, c'est supportable. Dans la chambre et ma cuisine, c'est supportable. Par contre, dans le séjour, j'ai aussi fait peindre les plafonds à cause de la Wi-Fi des voisins du dessus.
49:16
Et j'ai mis un tapis de sol spécial à côté de la télévision pour la wifi de la voisine du dessous. Mais malgré tout, c'est encore trop. Alors la seule solution pour moi, c'est de partir. J'étais à Sainte-Marguerite avec une amie pendant quelques jours.
49:32
Je commence à revivre et je reviens à Nantes et ça recommence et ça recommence.
49:36
Et est-ce que vous pouvez vous permettre de déménager, Hélène ? Ou vous avez, je ne sais pas, de la famille à Nantes, des enfants, peut-être des petits-enfants ?
49:43
Non, non, mais j'affiche que tu es à Paris. Mais le problème, c'est que je suis très, très fatiguée. J'ai eu de très nombreuses chirurgies. J'ai eu un très gros choc à l'œil. J'ai eu trois interventions chirurgicales sur la rétine en moins d'un mois. Ce qui m'a énormément affaiblie sur le plan nerveux, les angoisses, parce que plus on a d'angoisse, plus les ondes sont actives, parce qu'il y a un épuisement. Et d'autre part, les ondes, elles atteignent le système nerveux central. Et elles touchent aussi le système cardiaque, parce que maintenant j'ai des problèmes aussi cardiaques que je n'avais pas.
50:15
Qu'est-ce que disent les médecins, Hélène ? Parce qu'il y a quelques années, moi j'avais fait des tournages, notamment à Champlain, région parisienne, qui est bourrée d'ondes, c'est horrible. J'avais fait ça pour le magazine de la santé, pour avoir travaillé très longtemps aux côtés de Michel Cymest.
50:30
Alors, à l'époque, c'était très décrié, un peu moins maintenant. Aujourd'hui, quand même, vous nous le dites ce soir, c'est reconnu par la médecine allopathique.
50:39
Certains médecins, oui, très peu. Très peu, toujours très peu. Il y a cinq ans, je suis allée en clinique psychiatrique parce qu'en fait, personne ne voulait me prendre.
50:50
Parce qu'à Nantes, on me disait à l'hôpital, mais maintenant, on ne veut pas vous prendre. On a des antennes partout, il y a des trucs partout, on ne peut pas vous prendre. Alors, je suis allée deux mois, on m'a donné la myangérine, 10 mg. Bon, voilà, pendant deux mois. Après, je suis ressortie, j'avais repris, j'étais remontée à 42 kg, c'était formidable. Ce n'était pas beaucoup, mais c'était formidable. Et c'est là que j'ai commencé à faire faire des travaux dans l'appartement parce que je dis, je ne peux pas tenir, quoi.
51:15
Donc là maintenant il s'agit de partir dans une maison, loin d'autres maisons évidemment, donc à la campagne.
51:22
Le problème c'est qu'il y a des antennes partout, partout, partout. Il y en a à Port-Nicolas-Bernard, il y en a partout, partout, partout. Alors moi ce que je recherche actuellement c'est que je rechercherai des personnes qui vivent éventuellement dans des hameaux.
51:35
En zone blanche, s'il y en a, s'il y en a, moi je serais prête à acheter une maison ou un appartement, mais au moins un lieu pour me ressourcer, mais pas à 600 kilomètres, parce que maintenant j'ai été opérée de l'œil, pour l'instant je ne vois pratiquement rien de mon œil droit, donc je fatigue beaucoup.
51:50
C'est un peu la totale. Oui, et puis il faut que vous soyez prêt en plus d'un hôpital quand même, parce que vous avez 75 ans.
51:57
Oui, parce que là, c'est les trois fois en urgence quand même à la clinique sourdie à Nantes pour les yeux. Donc, si vous voulez, ça va, je prends deux bus et puis j'arrive impeccable. Mais je ne supporte... Dès que quelqu'un allume un téléphone à côté de moi, c'est un tenard parce que mon cerveau s'en va, je ne sais plus où je suis, je perds tous les repères. Oui.
52:16
Donc l'idéal, c'est une maison perdue dans la campagne avec pas de voisins, parce que comme ça, vous n'aurez pas de Wi-Fi. Donc déjà, ça réduit quand même sérieusement. Le Linky, ça donne quoi ?
52:27
Alors le Linky, bon, je n'ai pas trop le droit d'en parler. Mais bon, de ce côté-là...
52:34
Ne parlez pas du Linky, donc je me tais.
52:39
En fait, moi je vais le dire, ça n'engage que moi, c'est pas grave. Tout ça, c'est une question de lobby, bien sûr. Voilà, donc on va se le dire. C'était déjà le cas, d'ailleurs au bain des toits, c'est d'emparer du sujet, il y a bien longtemps. Avec évidemment les...
52:56
Mais vous savez, les enfants, je vois, il y a un endroit, il y a une école, les antennes sont sur les toits parce que c'est énorme, il y a des dizaines d'antennes sur les toits et ça plonge sur l'école qui est à 10 mètres, 20 mètres.
53:10
Donc vous vous rendez compte, il y a des écoles, des enfants et on s'en fout, on s'en fout complètement. C'est une honte, c'est une honte. Et moi je suis dépressive parce que j'ai souvent envie de mourir, parce que je me dis, ça fait bientôt 5 ans, je ne peux pas continuer à vivre comme ça, je ne peux pas.
53:27
Là, j'étais au bord de la mer avec une amie. Je commençais un petit peu à revivre. Je dis que c'est bon et je reviens. Et la maison, j'ai tous les appareils pour tester. Et pourtant, il y avait des antennes à 500-600 mètres, mais en fait, on ne les sentait pas.
53:39
Et le compteur Linky était déjà dans le jardin.
53:45
quand je suis dans une pièce adjacente, je ne peux pas tenir.
53:50
Donc, il faudrait trouver une petite maison en bord de mer, le plus éloignée possible, effectivement, des antennes.
54:01
parce que je vis un cauchemar sachant qu'ils installent les antennes un peu où ils veulent donc on n'est jamais à l'abri moi ce qu'il faut j'ai besoin de nature donc depuis 5 ans je me dis il y a peut-être les zones blanches il faut aller peut-être dans les Alpes dans les hautes montagnes ça me fait peur de partir si loin loin des hôpitaux à 75 ans j'ai eu beaucoup mal d'interrogation intervention chirurgicale, c'est toujours des trucs en urgence.
54:32
Oui, et puis vous avez quand même des amis, donc vous n'allez pas quitter non plus votre milieu, vos amis, vos habitudes de vie.
54:41
Et qui me soutiennent parce que je les appelle en sanglotant presque tous les jours, je n'en peux plus, je n'en peux plus. Donc, si vous voulez, j'ai mis des appareils dans les prises aussi pour limiter l'énergie sale, l'énergie de l'inqui, tout ça. Parce que malgré tout, j'ai le l'inqui des voisins. En immeuble, on a le l'inqui des voisins.
54:59
Oui, non, mais quand on est électrosensible, et comme vous, c'est-à-dire reconnu par la médecine et par le CHU, donc là, vraiment, c'est sérieux. Parce que souvent, on critique les gens qui parlent d'électrosensibilité.
55:09
C'est pour ça que quand on me dit que ce n'est pas vrai, je dis que voilà un certificat.
55:12
Vous avez le certificat du CHU, donc ça change tout quand même.
55:18
Il faut quitter les appartements. Là, vous n'avez pas le choix.
55:21
Non, non.
55:22
Vous n'avez pas le choix. Donc, maison isolée. Déjà, vous limitez un peu l'électrosensibilité alentour.
55:29
Alentour.
55:30
Donc, il faudrait que vous vous rapprochiez des associations qu'elles vous donnent, peut-être s'il y a, je ne sais pas, la carte des zones blanches.
55:39
À Nantes, il y a Résistance 5G, mais Résistance 5G, ils font tout ce qu'ils peuvent. Moi, ils m'ont aidée énormément.
55:44
Non, mais pour vous dire où aller vous installer.
55:46
Ah ben, c'est ça. Mais c'est pour ça que je dis peut-être que c'est un petit SOS, une petite bouteille à la mer, et peut-être que quelqu'un va appeler en disant, ben voilà, moi je suis dans un mot, moi je sais
55:58
dans l'Ouest.
56:00
Entre Nantes et Le Croisic, entre Nantes et Pornic, entre Nantes et Vannes, tout ça. Dans ces campagnes-là.
56:09
Faudrait que je reste pour bien faire en Loire-Atlantique parce que j'ai la retraite, j'ai droit à certains privilèges par rapport à Enedis. Donc, si je quitte le département, c'est ce petit privilège que j'ai eu, je vais le perdre. Alors, peut-être que vous conduisez, Hélène ? Oui, un petit peu. Oui, je conduis un petit peu.
56:28
Alors, est-ce que peut-être, allez juste, vous, vous promenez du côté de... C'est une région que je connais un petit peu, la région Nantes, du côté de Saint-Marc-du-Désert, du côté de Ligné, du côté de Nord-sur-Air, du côté de Carquefou. Allez-vous vous promener dans ces petits bleds, là ? Oui, je connais. Voilà, le petit marre, tout ça, là. Oui, oui, le petit marre. Allez vous promener par là-bas, et vous voyez s'il y a de l'électrosensibilité ou pas ?
56:52
Oui.
56:53
Repérez les lieux, en fait, finalement.
56:54
Parce qu'ils ont mis partout sur ces petites routes, ils ont mis des antennes partout, partout. Moi, j'ai un copain qui habitait pas très loin dans ce nid, je suis allée chez lui, à Noël, il y a quatre ans, et je dormais très bien, et je retourne...
57:09
15 jours après, c'était le 16 décembre, c'était mon anniversaire, donc c'était impeccable. Je retourne à Noël, je dis mais je ne peux plus dormir, je ne peux plus dormir, qu'est-ce qui se passe ? Vous vous rendez compte, en pleine campagne, ils avaient installé une antenne à 1 km et je ne pouvais plus dormir dans la chambre. Alors partir en pleine campagne, c'était un hameau, il y avait 2-3 maisons autour, c'est tout, et une antenne.
57:31
Oui, de toute façon, là c'est sûr que c'est compliqué. Alors on va lancer l'appel sur l'antenne d'Europe 1, de toute façon. Si quelqu'un nous écoute en Loire-Atlantique, qui vit dans un endroit où il n'y a pas beaucoup de réseaux, alors là on fait vraiment un appel qui est bizarre, d'ailleurs Tristan, parce que c'est sa génération d'être sur les réseaux en permanence, me regarde d'un air complètement désabusé, en me disant mais qu'est-ce qu'elle nous fait ce soir ? Donc si quelqu'un vit dans une région, en Loire-Atlantique, dans une ville, dans un village, où il n'y a pas de réseau, donc déjà j'espère que la personne nous entend sur un poste de radio classique, appelez-nous pour nous dire, même avec votre poste fixe, appelez-nous au 080 20 39 21 ou envoyez-nous un SMS tout de même au 7 39 21 précédé du menu pour nous dire dans quelle zone où le réseau passe mal.
58:24
Moi, je sais que je suis née dans un petit bled entre Nantes et Pournique, et les clochers sont très, très hauts, très, très hauts, c'est des églises anciennes, et ben, je suis allée, ça s'appelle Martho-Henré, et ben, Martho-Henré, ma belle-sœur, elle est à l'hôpital, et ben, avec mon appareil, et ben, ce n'est pas tenable, parce qu'ils ont mis les petits 4G tout en haut, très haut, très haut, très haut, et ça
58:49
C'est fou. D'abord, on est fait d'ondes aussi, nous. Mais là, on baigne vraiment dans un champ d'ondes, exactement.
59:00
Pour moi, ce n'est pas... Si vous voulez, c'est très, très destructeur parce que là, je dois être à 39 kilos à peu près en ce moment. C'est fou. Parce que comme j'ai eu trois opérations, ça m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup choquée. Donc, je me suis dit, est-ce que je vais retrouver mon oeil ? Est-ce que je vais retrouver mon oeil ? Je ne sais pas ce que je vais retrouver.
59:21
Après, l'autre solution peut-être, Hélène, en attendant de trouver un vrai endroit. De toute façon, il faut que vous déménagiez. Ça, vous n'avez pas le choix. Mais en attendant de trouver un endroit qui est complètement en zone blanche ou à moitié en zone blanche, c'est peut-être d'aller vous mettre...
59:34
dans des endroits qui sont des zones blanches, de temps en temps, 15 jours par-ci, 3 semaines par-là, avec une amie ou un ami.
59:42
Si quelqu'un pouvait me proposer ça aussi, parce que là on était à Sainte-Marguerite, mais c'était exceptionnel, c'était 5 jours, c'était exceptionnel. Et moi je revivais, parce qu'il y avait ces vagues, cette écume blanche, c'était faramineux, c'était magnifique. Et là je commençais à revivre. Au bout d'une semaine, je peux supporter quelqu'un qui a un compteur Linky, c'est quand même incroyable.
60:04
Donc peut-être que c'est ça la solution en attendant, c'est de vous mettre au vert en fait. Tout simplement Hélène. Donc si quelqu'un nous entend ce soir, n'hésitez pas à nous laisser vos coordonnées au 73921 et on les donnera bien sûr à Hélène. Merci Hélène d'être intervenue ce soir sur l'antenne d'Europe, d'avoir envoyé votre bouteille à la mer.
60:22
Ma bouteille et tous les amis qui sont autour de moi qui sont un peu dans le même état et qui disent, Hélène, on est tous ensemble. On forme une chaîne. Merci beaucoup Valérie. Merci à vous Hélène. Bonne année à vous.
60:33
Au revoir. Bonne santé. A bientôt. Au revoir.
61:02
Dans quel pays ? Dans quel district ?
61:29
C'était tout au bord de la mer Depuis j'ai oublié la quête Sous le soleil exactement Pas à côté, pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement, juste en dessous Est-ce le Nouveau-Mexique vers le Cap Horn, vers le Cap Verne ?
62:17
Est-ce sur un archipel sous le soleil exactement ?
62:30
Pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement Juste en dessous C'est sur moi Un rêve érotique Que je me fais Les yeux ouverts Et pourtant Si C'était bien Sous le soleil Exactement Pas d'un côté Pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement Juste en dessous Europe 1, la libre antenne Valérie Darmon
63:27
Bonsoir Mélanie. Oui, bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europa.
63:32
Merci à vous surtout de m'avoir donné l'autorisation de passer et de vous parler.
63:39
L'autorisation, oh là là là là, quel terme, mais non, l'occasion, l'occasion. L'occasion, oui. On ne donne aucune autorisation, Mélanie. Et je crois que c'est vous qui nous aviez joint au 73921 et vous vouliez rendre hommage à votre mère. C'est bien vous ?
63:56
Oui, c'est moi. Et en fait, je n'avais pas laissé mon numéro de téléphone la semaine dernière.
64:00
Ah, voilà, c'est ça. Je me souviens. Alors, je vous donne la parole. C'est magnifique, un hommage à votre maman.
64:07
En fait, ma mère est décédée il y a...
64:12
dix ans maintenant, à peu près, un peu plus maintenant. Et c'est vrai que, en fait, si vous voulez, ce qui m'a donné envie d'en parler, là, ce soir, ça fait quelques temps que j'ai envie d'en parler, c'est par rapport à tous les événements qui se passent. Mon appel, alors je vous avertis tout de suite, ça ne va pas être politique, parce que vous allez comprendre pourquoi après. Ce n'est pas politique, mais c'est parce que, en fait, j'ai une dernière tante, parce qu'elle fait partie, ma mère faisait partie d'une fratrie de quatre sœurs, Et j'ai une tante qui existe encore, qui est dans une maison de retraite, une jolie petite maison de retraite pas loin de Marseille.
64:51
Et puis je suis allée la voir il y a deux mois environ parce que je n'ai pas eu l'occasion de la voir avant.
64:58
Depuis quelques mois, je n'avais pas revu. Et avec tous les événements, donc je vais vous expliquer, avec tous les événements qui se passent au niveau de la France et de l'Algérie, quand j'ai revu ma tante, donc effectivement, ça faisait plusieurs mois que je n'avais pas vu, et je me suis dit, mais j'ai réalisé, je ne sais pas comment... Si, je sais pourquoi, mais en fait, j'ai vraiment réalisé que ma famille, comme on dit...
65:24
La dernière des Mohicans, quoi. Parce qu'en fait, ma famille, on vient d'Algérie française.
65:32
Donc, Pieds-Noirs ? Pieds-Noirs d'Algérie, oui, Pieds-Noirs d'Algérie.
65:35
D'où en Algérie ? Grande Kabylie.
65:38
D'accord.
65:38
Et donc, où tout s'est passé, en fait, la Grande Kabylie...
65:42
Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées. Et bon, moi, je suis née en Algérie, mais je n'ai pas vécu longtemps parce que au bout de 15 jours, mes parents sont partis. 15 jours ? Oui.
65:52
Vous êtes juste née là-bas et vous êtes revenue en France ? Oui.
65:56
Enfin, revenue.
65:57
Enfin, rentrée en France.
65:59
Oui, voilà. Et c'est vrai que moi, je n'ai jamais eu l'occasion d'aller là où je suis née.
66:06
Et donc, quand je suis allée voir ma tante, j'ai eu une sorte de prise de conscience que j'avais depuis longtemps. Mais en fait, depuis quelques mois, j'écoute votre émission. Donc, tous les jours, effectivement, je suis une adepte.
66:21
une fan inconditionnelle maintenant de toute la semaine mais en fait oui oui mais ce qu'il y a c'est que j'écoute souvent un podcast également parce que c'est vrai que comme la plupart des auditrices auditeurs souvent je m'endors donc heureusement qu'il y a un podcast mais j'adore aussi vous écouter et que ce soit toute la semaine Roland Perez du lundi au jeudi et moi donc vendredi samedi dimanche et en fait j'ai compris J'ai compris que c'était l'endroit où je pouvais enfin, peut-être, depuis des années, parce que j'ai ça en moi depuis des années, je porte cette histoire familiale en moi depuis très longtemps, Et puis depuis que je suis née en fait, depuis que je suis dans cette famille, parce que d'un côté ma mère c'est effectivement une pied noire, et du côté de mon père c'est comme on dit un patof, lui du sud de la France, alors je crois que c'est des mots qu'on n'entend plus trop.
67:17
Sauf dans ces familles-là, dont je suis issue aussi, parce que mes parents sont pieds noirs d'Algérie aussi.
67:24
D'accord. Et puis moi, c'est vrai qu'au départ, pathos. Pieds noirs, d'accord, mais pathos. Si vous voulez, quand j'étais petite, c'était habituel. C'était rigolo, les réunions familiales. C'était rigolo jusqu'à ce que je comprenne vraiment ce qui s'était passé.
67:41
Le déracinement, la difficulté à tout laisser, la nostalgie, la mélancolie, l'injustice, l'impuissance et la trahison. Et oui.
67:51
Alors, oui. Mais alors, ce qui est incroyable, c'est que quand mes tantes, il y en avait deux qui étaient mariées et deux qui sont restées... Attendez, non, non, je me trompe. Il y en a trois qui étaient mariées, dont une qui n'était pas mariée, mais qui n'a pas eu d'enfant. Et il y en a une aussi qui s'est mariée, mais qui n'a pas eu d'enfant parce qu'elle s'est mariée... Après 40 ans, donc elle n'a pas pu avoir d'enfant à son grand-dame. Et donc à chaque fois qu'on se réunissait en famille, alors la famille de ma mère et de ses soeurs, mais c'était que des rires, c'était vraiment merveilleux les réunions familiales.
68:30
Et puis j'avais un oncle qui avait un super accent pied noir, et lui c'est un français. Alors c'est vraiment la famille, justement c'est ça aussi que je voulais dire, c'est que c'est vrai que quand on parle des pieds noirs, on parle souvent des, bon bien sûr c'est tous les Européens, Mais nous, c'était vraiment la famille, alors c'était pas tellement, vous savez, comme quand on parle épinois, c'est souvent les comics.
68:56
Vous voulez dire Marthe Villalonga, quoi, Marthe Villalonga, c'est ça un peu ?
69:01
Oui, voilà, c'est ça, voilà, c'est ça. Alors, c'est vrai qu'il n'y a pas que ça non plus, Henrico Macias. Ou Ben Guigui.
69:07
Ben Guigui, voilà, tout ça. Et c'est vrai, c'est des personnes extraverties, quoi, tout ça. Et nous, quand on se réunissait... Alors, c'est vrai qu'on se réunissait en famille, c'était des grands éclats de rire, les anecdotes et tout ça. Et donc, mes tantes étaient quand même assez discrètes. Enfin, discrètes, comment dire ? Elles menaient leur vie après une fois qu'elles sont venues en France. Mais c'était des familles... Enfin, on était une famille discrète. Enfin, discrète. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas péjoratif, ce que je veux dire.
69:42
Presque personne ne savait qu'on était pieds noirs.
69:46
Pourtant, il y avait l'accent quand même, non ?
69:48
De mon oncle, d'un oncle.
69:49
Seulement un oncle ? Les filles n'ont pas du tout ?
69:51
Non, par contre, quand d'autres personnes les entendaient, par exemple au téléphone ou quand elles parlaient, il y en avait une surtout qui avait un petit accent, mais c'est vrai que non, non, ce n'était pas flagrant, justement.
70:02
Et est-ce que, Mélanie, est-ce que toute la famille s'est installée près de Marseille quand ils sont venus en France ?
70:08
Alors, toute la famille du côté de ma mère ?
70:11
Oui.
70:12
Alors non, parce que... Parce que donc...
70:17
Il y en a deux qui sont venus. D'abord, on était à Salon de Provence. Par contre, vous mettez un doute. Pourquoi on était à Salon de Provence ? Du coup, je ne sais plus. Mais par contre, mon oncle, donc le fameux oncle qui avait un accent marseillais, un accent pied noir, je veux dire, a eu un travail sur Marseille. Et donc, il y avait ma grand-mère aussi. Alors lui, elle est complètement déracinée, veuve déjà en Algérie. Et déracinée, donc elle était avec ma tante, la seule célibataire, qui m'avait avoué un jour qu'elle s'était dévouée à sa famille.
70:51
Et donc, elle ne s'est pas mariée, je pense, à cause de ça, pour rester avec ma grand-mère, qui a été veuve assez tôt en Algérie. Voilà ce que je voulais dire aussi, c'est que, si vous voulez, j'ai réalisé, en dehors de l'aspect rigolo de ma famille, c'est vrai que moi, je pensais que ma famille, d'accord, elle était en Algérie, mais qu'elle vivait tranquille. Pour moi, quand j'étais ado, il n'y avait pas de problème dans cette famille. Alors, du côté de mon père...
71:17
C'était vraiment une famille qui disputait tout le temps. Justement, la personne d'avant, Fabienne, parlait de sa famille ou de sa soeur avec laquelle ça marche. Mais du côté de mon père, c'était que ça. C'était des disputes. Oh là là, c'était affreux. Et moi, la famille de ma mère, c'était tranquille, joyeux, tout ça. Et en fait, au fur et à mesure que j'ai grandi, je me suis vraiment rendue compte de tout ce qui s'est passé.
71:44
Je me suis vraiment intéressée à cette partie-là de ma famille. À l'histoire. À tel point que lorsque j'étais plus vieille, j'ai voulu reprendre le flambeau parce qu'ils organisaient ce qu'on appelle des cousinades. Et toute la famille de ma mère, après une fois qu'ils sont venus en France, parce que c'est ça aussi que je voulais faire comme petit point, c'est quand on dit « rapatrier ».
72:11
rapatriés d'Algérie. Ça veut dire, c'est comme si on disait, ils rentrent chez eux, ils reviennent dans leur pays.
72:19
Mais leur pays, c'était là-bas.
72:21
Sauf qu'en fait, mes tantes, quand elles sont nées en Algérie, donc elles sont nées là-bas, ma grand-mère et son mari, à l'époque, qui était encore vivant, il est né là-bas, il était vivant, mais il s'est suicidé en fait.
72:34
Il est né en Algérie. Donc, si vous voulez, c'est quand même leur pays. C'est là où ils sont nés.
72:42
Ils sont rentrés en 1962 ?
72:43
Alors, pas ma dernière tante avec ma grand-mère. Elles ont été rapatriées, elles sont venues en France métropolitaine en 1963. C'est-à-dire que ma tante, avec ma grand-mère, elles ont encore tenu la maison où elles habitaient en Grande-Kabili, parce qu'elle ne voulait pas partir. Donc, on les a obligés, en fait, à partir. Et parce que c'était trop dangereux. Et, en fait, ma tante, là aussi, j'aurai un peu aussi un hommage à ma tante qui est encore vivante.
73:16
Comment elle s'appelle, votre tante ? Vous lui ferez écouter notre échange sur Europe1.fr ?
73:22
Oui, mais elle ne pourra pas. Alors, ce n'est pas qu'elle est... Comment dire ? Elle ne veut plus en entendre parler.
73:30
Elle ne veut plus entendre parler de tout ça.
73:32
Et oui, comme beaucoup de pieds noirs. Elles ont du mal.
73:35
Et elle ne veut plus voir de photos de sa vie antérieure, rien du tout. Elle veut vivre le jour le jour.
73:40
Quel âge elle a maintenant ? Elle va avoir 94 ans. 94 ans. Et elle s'appelle comment ? Vous voulez bien nous dire ?
73:47
Oui, elle s'appelle Gislaine.
73:48
Gislaine, d'accord. Bon, on l'embrasse fort si vous lui faites « On ne sait jamais. » Écoutez le message parce que vous vous rendez hommage à toute votre lignée, là, ce soir, Mélanie, quand même.
73:57
Oui, parce que je vous explique effectivement pourquoi. Parce que j'en parle jamais.
74:05
En fait...
74:06
J'ai pas l'occasion d'en parler. Même quand j'étais ado, quand j'étais ado ou quand j'étais plus vieille ou quoi, quand j'étais pieds noirs, des gens se demandaient ce que c'était. J'ai 64 ans, donc c'est vrai que c'est à un moment donné, pieds noirs, qu'est-ce que c'est ? Ah oui, vous êtes des immigrés. Ah, non, ta mère est arabe.
74:27
Vraiment, on savait pas du tout ce que c'était. Moi, chaque fois, j'expliquais. Et même, des fois, j'étais en colère. J'étais en colère, j'ai dit, non, non, On est français, quoi. Mais maintenant, je comprends. Maintenant, ça fait un moment que je comprends.
74:41
Vous avez des enfants, vous, Mélanie ? Non. Non, d'accord.
74:44
Non, non. J'en veux pas. Je n'en ai jamais voulu.
74:46
D'accord.
74:47
Je n'en ai jamais voulu parce que, en fait, je peux dire pourquoi. Parce que mes parents s'aiment énormément.
74:57
Vraiment, c'est un grand amour. Et tout ce qui s'est passé, en fait, il n'y a pas que les problèmes des pieds noirs. Si vous voulez, moi, toutes les histoires des Arméniens, justement, les Juifs, tout ce qui se passe, moi, ça m'a détruit le moral, quoi. Je me dis, justement on parle d'amour dans vos émissions, et je me dis, même par exemple, moi quand j'étais plus jeune, avant de vraiment bien comprendre la colonisation et tout ça, moi j'étais contre, je me suis dit mais comment est-ce que...
75:32
Et effectivement, quand on étudie l'histoire, c'est un autre contexte. Bon, c'est sûr, c'est un autre contexte. Mais moi, je me rappelle avec mon père, on discutait. Bon, ma mère, par contre, on n'avait pas trop de discussions à ce niveau-là. C'est pour ça aussi que je vais lui rendre hommage, parce que ma mère, c'était plutôt une thèseuse. Je pense qu'elle a tellement souffert qu'elle n'en parlait jamais, pratiquement. Ou alors, elle en parlait de... Il y avait des anecdotes où elle racontait avec sa soeur qu'elle était sur un an... Alors elle est allée dans le jardin, elle m'a raconté beaucoup d'histoires d'enfants, mais avec ma tante la plus âgée, elle est morte à 99 ans, il y a 5 ans.
76:10
Et bien à chaque fois, c'était un bonheur de les écouter, toujours des tas d'anecdotes, c'est incroyable. Et moi j'ai baigné dans leurs histoires, mais vraiment. Et donc, avec mon père, je reviens à ce que je disais, avec mon père, moi, j'avais des conflits, entre guillemets, des conflits, on ne se discutait pas. Mais je lui disais que moi, j'étais contre la colonisation. Et lui, il avait l'autre pendant en disant, il disait que la France avait fait des belles choses en Algérie, tout ça.
76:42
Oui, d'accord, mais au détriment de la population algérienne. Moi, c'est ce que je disais. Donc, j'étais vraiment en rébellion contre tout ça.
76:52
Sauf que maintenant, je suis à la retraite depuis peu, et quand j'ai vu ma tente, j'ai eu une sorte d'émotion, parce que je me suis dit, mais c'est la dernière en fait, parce que c'est vraiment la dernière de ma famille. C'est une dernière, et je me suis dit, mais ça y est, après, bon moi je suis née en Algérie, je crois aussi que je suis née dernière à être née là-bas.
77:14
Oui, dans vos cousins-cousines, vous êtes la seule à être née là-bas ?
77:19
Non, non, je ne suis pas la seule. Enfin, ma génération, je veux dire. Ma génération, après les autres, ils ne sont plus parce qu'après mars 1962... Ils étaient en France. Oui, bien sûr. Même ceux qui sont en Algérie, ce n'est plus des pieds noirs pour moi. Même pour l'histoire. Et donc, je me disais, il faut que je fasse quelque chose. Alors, quand j'étais plus jeune, je reviens et je repars à chaque fois, mais je voulais écrire. J'avais envie d'écrire, d'interviewer mes tantes, garder la mémoire.
77:50
Et je suis fière pour les personnes qui arrivent à écrire. Parce que dans votre émission, il y a beaucoup de personnes qui disent, j'ai écrit tel livre, j'ai écrit ça, j'ai écrit ça. Et moi, ça fait des années, des années que je veux raconter ou je veux garder une trace de toute cette époque.
78:07
Et puis, je suis parlé de quoi ?
78:08
Il n'est pas trop tard, Mélanie.
78:11
Il n'y arrive pas.
78:12
Et puis, il y a des associations de pieds noirs. Vous pouvez vous rapprocher. Il y a même des généalogistes. Vous pouvez fouiller dans les archives de la famille. On trouve énormément de choses sur Internet. Nous, on a fait ce travail l'année dernière. On a retrouvé des photos. On a retrouvé énormément de choses. Alors, ce n'est pas ça le problème, en fait.
78:32
Parce que, justement, selon ce dont vous parlez, moi, j'habite dans Marseille. Bon, d'accord, mais Justement, à un moment donné, quand il y a eu les cousinades, justement, alors à une dernière cousinade où je suis allée, les personnes âgées, enfin les plus âgées, qui sont bien sûr décédées entre temps, avaient demandé aux plus jeunes, dont je faisais partie, donc j'avais, on va dire, entre 30 et 40 ans, je ne me rappelle plus exactement l'âge, mais dans ces eaux-là, Ils avaient demandé, est-ce qu'on reprenne le...
79:03
Le flambeau ? Le flambeau, voilà, merci. Le flambeau, et moi, je m'étais proposée, donc, effectivement, même d'organiser des choses et tout ça. Et puis, j'avais dit, mais à une seule condition, parce que je sais un peu comment ça marche, sur le coup, dans les réunions de famille, on dit, ok, moi, je m'y mets, je m'y mets, je m'y mets. Mais après, comme en plus, on est une famille, l'autre famille de ma mère et de mes tantes, Ils se sont éparpillés en France. Donc, on est quand même répartis en France.
79:32
Sur le territoire, oui.
79:34
Sur le territoire. Et moi, j'avais dit, une seule condition, c'est qu'on m'épaule aussi, que je ne sois pas la seule.
79:40
Il y avait mes frères, mais mes frères, ça ne les intéressait pas vraiment. Et donc, j'avais dit, ok. Et donc, c'est ce que j'avais dit. Ok, je commence tout ça. Et puis, bien sûr, non, la plupart... Personne ne s'est engagée à vos côtés, c'est ça ?
79:56
Ils ont dit que ça ne servait à rien.
79:58
Donc je me suis dit, c'est bien ce que je pensais, ça ne sert à rien.
80:02
C'est dommage, parce que c'est comme ça que l'histoire s'éteint, alors que c'est important de savoir d'où on vient. Surtout dans ces histoires-là, vous savez, je le dis souvent dans la libre antenne, on est porteur de sept générations, surtout les quatre dernières, et donc de 126 personnes.
80:18
Ça fait beaucoup de blessures à porter, ça fait beaucoup d'histoires à porter, et même en honneur de nos lignées. C'est important aussi de rendre hommage, et c'est ce que vous faites ce soir, Mélanie, sur l'antenne d'Europe 1. Donc je trouve ça dommage de ne pas vouloir aller creuser.
80:33
Justement, c'est ce que je voudrais continuer. C'est parce que, par exemple, à Aix-en-Provence, qui n'est pas loin, c'est une maison dédiée aux rapatriés et à tout ce qui concerne le pays du Maghreb et au départ quand ça a commencé ça a commencé à être créé moi j'ai voulu faire partie de ça aussi j'ai commencé j'étais bénévole à la bibliothèque au centre de documentation et j'ai commencé à travailler parce que c'était du bénévolat Et c'est pareil, c'est-à-dire que j'avais dit quoi, mes tantes et tout ça, puis elles me disaient, oh mais pfff, ça ne sert plus à rien.
81:16
À quoi bon ?
81:30
Si je ne me sens pas portée, au bout d'un moment, je me dis...
81:35
Faites marche arrière, oui, faites marche arrière. Mais il faut que ce soit un projet que vous meniez à terme pour vous, Mélanie, pour vous. Et après, vous verrez ce que vous en faites. Vous pouvez en faire un blog, vous pouvez contacter ces associations, le publier à compte d'auteurs, cet ouvrage, et puis ça va peut-être vous mener. Et moi, c'est un rêve que je partage, parce qu'un jour, j'aimerais aller là-bas.
81:57
Arpenter les rues, je connais les adresses, je les note scrupuleusement. Et c'est pareil que vous, il ne reste presque plus personne pour témoigner. Et donc évidemment cette génération souvent n'est jamais retournée en Algérie, n'a pas souhaité retourner en Algérie. Et je pense que vous avez dû vivre la même chose, c'est-à-dire les pleurs devant la télé lorsqu'il y avait des documentaires ou des choses comme ça.
82:22
Mais la génération d'après, peut-être celle de nos enfants, ont envie d'aller voir pour certains d'entre eux. Peut-être que cette enquête que vous allez mener, comme une enquête presque journalistique, dont vous allez en faire j'espère le récit, va vous mener là-bas ?
82:40
Alors justement, en parlant de ça, il y avait donc ces fameux cousins de ma mère et de mes tantes. En fait, ils ont organisé un voyage et ils avaient demandé à ma mère et mes tantes de retourner là-bas dans leur village parce qu'elles habitaient un village.
82:57
Non, elles n'ont pas voulu. Donc, vous allez voir, deux fois. Donc, deux fois, ses cousins, ils y sont allés. Ils ont fait des photos et tout ça. Et après, donc, mes tantes, ma mère, ils ont vu les photos. Et en plus, j'avais une collègue de travail parce qu'à un moment donné, la société dans laquelle je travaillais, elle avait organisé, elle avait un lien avec l'Algérie, c'est-à-dire un échange commercial plutôt.
83:22
Et donc, ma collègue de travail avec qui je m'entendais très bien, par contre, connaissait mon histoire. Je lui avais raconté tout ça. Et je l'avais présenté à ma mère. Et elle avait dit à ma mère, je vous promets, quand je vais aller à l'Algérie, je vous ramène les photos et tout ça. Donc, c'est ce qu'elle avait fait. Elle était allée dans le village. Incroyable, quoi. Un truc de... On n'en revenait pas. Elle était là-bas. Elle avait pris des photos. Et quand elle est revenue... Et qu'elle a montré les photos de ce village, bien sûr, qui n'était plus du tout le même, c'est-à-dire les maisons.
83:52
En fait, c'était un village où toute la famille de ma mère était là. C'était un village, comme par exemple, il y a des familles qui sont rassemblées au même endroit. C'est ça. Donc, quand ma mère, elle a vu ce qu'étaient devenus les maisons de tout le monde, quoi, elle a eu... Non, non, c'était trop... C'était trop dur. C'était trop dur. Et vous voyez, ce que je veux dire, c'est que, voilà, moi, ce que je me dis, et après, je parle quand même un peu de ma mère, parce que du coup, j'en parle, oui, j'en parle, mais plus vraiment, enfin, du coup, je parle de sa famille, mais c'est elle aussi.
84:28
Et en fait, ce que je me dis...
84:32
Je trouve ça un peu bizarre, parce que quand je vous parlais tout à l'heure des Arméniens, des Juifs, alors par contre, ça aussi, je suis très très... Touchée. Ah oui, c'est pas possible, c'est un truc que je comprends pas. C'est horrible, c'est pas possible de vivre ça, tout ce qui s'est passé. Et ça m'a beaucoup marquée, ça aussi, quand j'étais ado. J'avais aussi un ami Arménien, donc je connais toutes ces histoires, donc je suis très en relation avec ça. Et...
85:00
Et je me dis, mais quand même, il y a des pays, ils existent encore. Il y a des pays qui existent. L'Arménie, par exemple, il y a des personnes qui ont cette religion juive qui existe. Il y a un moyen de se retrouver. Et moi, j'ai l'impression d'être comme sur une île. C'est-à-dire que petit à petit, tout va disparaître. Et moi aussi, quand je vais partir... Bon, j'ai une nièce. J'ai une nièce...
85:30
Et on essaye de lui faire passer le message, mais ce n'est pas évident. Elle connaît encore moins que nous. Et voilà, un jour, ça va disparaître.
85:39
Mais c'est peut-être avec elle qu'il faut retourner là-bas. C'est peut-être avec elle qu'il faut retourner là-bas.
85:44
Justement, par rapport à tout ce qui se passe, en plus, je ne fais pas de politique, mais en même temps, quand on entend quelqu'un de haut placé dire que tout ce qui se dit par rapport à l'Algérie, je n'ai pas du tout envie de mettre les pieds là-bas.
86:03
J'ai peur. Mélanie, vous nous avez appelé parce que vous avez été visiter votre tante, qui est en maison de retraite, en Ehpad, près de Marseille, qui a 94 ans, qui est une pied-noir d'Algérie. Et en allant la visiter, c'est la dernière de la fratrie de quatre enfants, c'était la soeur de votre mère décédée il y a dix ans. Vous avez pris conscience, à un moment donné, que vous veniez de cette terre d'Algérie ? et que toute votre famille a été donc « rapatriée ».
86:35
Et suite à cette prise de conscience, vous semblez, en tout cas, revivre en vous ces racines dont vous n'aviez pas conscience lorsque vous étiez enfant, jeune, adolescente, etc. Oui, c'est-à-dire que ça faisait partie de notre...
86:53
C'était une habitude quand on en parlait comme ça, mais comme tout le monde était présent, Je ne me rendais pas compte que...
87:01
À quel point ça constitue des familles entières, en fait ? À quel point ça nous constitue aussi ?
87:09
Voilà. Et puis, en plus, maintenant, j'ai un certain âge maintenant, et puis en plus, je viens d'arrêter mon travail, et c'est une sorte de bilan, mais ça va, un bilan positif, quand même, parce qu'au contraire, c'est très bien que j'ai arrêté de travailler. Mais je me dis, mais Finalement, dans quelques temps, je vais disparaître.
87:30
Qu'est-ce qui va rester ? D'où l'importance de la transmission. Vous avez dit que vous avez une nièce. C'est important qu'elle sache d'où elle vient de toute façon. C'est même fondamental.
87:42
Elle le sait, mais en même temps, c'est tellement loin. Elle s'intéresse à l'histoire de la famille quand même. Elle est très proche de sa famille. C'est incroyable d'ailleurs. parce qu'elle est quand même jeune. Mais c'est vrai qu'en même temps, c'est un pays... En plus, c'est un beau pays. On en a toujours parlé dans des termes merveilleux. C'est vrai que c'est frustrant parce qu'on peut aller au Maroc, on peut aller en Tunisie.
88:06
Oui, on peut y aller sans problème. Oui, bien sûr.
88:09
Mais en Algérie, toujours pour moi, ça a été vraiment... Parce que ça fait longtemps quand même. Au départ, même quand je travaillais justement avec cette fameuse collègue de travail... C'était l'époque du FIS, du FIS, et c'est vrai qu'on avait peur quand même de y aller.
88:25
Mais rapprochez-vous, Mélanie, vous habitez dans le sud, il y a plein d'associations de pieds noirs. Pendant le flash, j'étais en train de chercher, il y a l'ANERANA, A-N-E-R-A-N-A, il y a ANPNPA, il y a l'Algérie Méracine, il y a le CDHA, il y a énormément... C'est ça, je connais. Il y a plein, plein, plein d'associations de pieds noirs, surtout dans le sud de la France. Il y en a beaucoup qui sont installés dans le sud quand même.
88:49
La plupart, c'est sûr qu'il y en a beaucoup, mais il y a aussi ça que je voulais dire. Ça leur rappelle l'Algérie. Mais attendez, je vais vous dire quelque chose quand même qui est un peu rigolo, entre guillemets. C'est moi qui choisis de venir vivre à Marseille.
89:03
Parce que, vous savez pourquoi ?
89:05
justement, on me disait que ça faisait penser à l'Algérie. À l'Algérie, plutôt. Non, mais à l'Algérie, surtout. Bon, après, je ne sais pas si ça ressemble vraiment.
89:13
Et Alicante en Espagne, pour ceux qui connaissent, ça fait penser à Oran. Quand ils sont arrivés à Alicante, ils ont dit, on est à Oran.
89:21
D'accord. Mais c'est vrai que quand, à un moment donné, j'habitais dans un appartement avec une superbe vue sur le vieux port de Marseille, vous avez une magnifique vue, en fait, j'avais l'impression d'être en lien avec vos ancêtres.
89:33
Oui.
89:34
avec la ville surtout où je suis née. Moi je suis née à Alger. Donc je suis frustrée en fait, je suis frustrée parce que vous voyez par exemple, ça fait bizarre quand même de se dire qu'on ne peut pas aller là où on est née.
89:48
mais peut-être en vous rapprochant de ces associations de pieds noirs il y a des voyages organisés d'abord ça va vous ouvrir plein d'horizons à chaque fois qu'il y a des pieds noirs à table à un moment donné ou à un autre on reparle de l'Algérie et nous on se délecte de ces histoires on se délecte de tout ce qu'ils nous racontent les rues qui reviennent les noms qui reviennent c'est toujours les mêmes histoires qui se racontent mais on aime tellement ça
90:18
C'est vrai, c'est vrai, moi à chaque fois, maintenant j'en comprends un peu moins, mais c'est vrai que j'adorais, même l'accent, j'adorais. Et justement, je voulais vous dire, moi je suis très...
90:30
comment dire, adeptes de la littérature de livres. Mais il y a quand même deux livres que j'aimerais... Est-ce que je pourrais donner deux références de livres ? Bien sûr, bien sûr, avec plaisir. Alors, il y en a un qui s'appelle, donc, Le 113e été. C'est aussi en rapport avec la... Comment dire ? La venue des Pieds-Noirs, justement, en Algérie. C'est-à-dire, c'est...
90:53
c'est une chronique, la partie 1903, alors je l'ai devant moi, c'est la chronique romanesque de 1903-1962, comment les Français, enfin, les Européens, on va dire plutôt, sont venus... En fait, si vous voulez, c'est vrai que l'histoire de l'Algérie, il y a eu la colonisation, effectivement, de manière brutale, ça d'accord, mais les personnes qui sont venues...
91:22
en Algérie, c'était des gens qui n'avaient pas les moyens de vivre. Bon, je parle de la France, parce qu'après les autres... Pays, je suis moins concernée.
91:32
Il y en a beaucoup qui sont venus d'Espagne aussi. Voilà, d'Italie aussi.
91:36
Donc, ils sont venus en Algérie. D'abord, dans un contexte, en 1903, je vais vous dire, ils pensaient que c'était la jungle, l'Algérie. Il faut voir comment c'était à l'époque. Donc, ce sont quand même des gens qui sont venus de France. Ils n'avaient pas de moyens.
91:54
Beaucoup d'agriculteurs, de paysans, et ils sont venus en Algérie, chaque fois que je dis la France, en Algérie, et donc on leur a donné des...
92:04
C'était un département français de toute façon.
92:06
Oui, mais ils ne savaient pas où ils mettaient les pieds. Ils ne savaient pas. Et puis en plus, ils allaient quand même dans un pays où il y avait quand même les autochtones, les Algériens justement. Mais c'est très intéressant.
92:17
Donc le 113ème été et le second livre ?
92:22
Et le second livre, en fait, c'est l'histoire des Harkis. C'est en fait une jeune femme, donc ça s'appelle « L'art de perdre ». de Alice Zeniter, que j'ai beaucoup aimé, parce que ça raconte aussi le pendant aussi des Harkis. C'est pareil, on en entend parler toujours pareil, dans des mauvaises conditions. Moi, je le rends en hommage aussi. Parce que ça aussi, moi, j'étais assez perturbée.
92:50
Les oubliés de l'histoire, oui.
92:51
Voilà, c'est ça. Et moi aussi, ça m'a beaucoup perturbée. Et donc, il n'y a pas très longtemps, avant que ma tante décède, avant 2020, c'était en...
92:59
2018, je crois que j'ai commencé à le lire, ce livre. Et franchement, il est merveilleux parce qu'en fait, c'est une jeune femme qui va à la rencontre de sa famille en Algérie, par contre. Elle, elle a réussi à y aller en plus en Grande-Kabili. Et je me suis retrouvée dans cette histoire, et je disais la chance qu'elle a d'y aller. À chaque fois, je me dis ça.
93:18
Moi, je pense que si vous vous reprochez de ces associations, vous trouverez le moyen d'y aller. Vraiment. Vraiment. Je pense, Mélanie, que c'est important, parce qu'on sent combien vous êtes animée. Alors maintenant, parlez-nous de votre mère, parce que c'était obligé de... Évidemment, votre mère qui est indissociable de cette histoire, de l'Algérie française. Alors, comment s'appelait votre mère ?
93:41
Ah là là, ça va être très mou. Bon, en fait, elle s'appelle Marie.
93:47
Marie.
93:48
Ben oui, décidément, je trouve qu'il y a beaucoup de Marie dans cette époque. Beaucoup de Marie, même vous, à chaque fois que vous parlez de personne, il y a beaucoup de Marie. Oui, il y a beaucoup de Marie.
93:58
Et c'est le deuxième prénom de ma mère, qui est pied noire d'Algérie aussi, vous voyez ? D'accord, c'est incroyable. Beaucoup de Marie. Alors Marie, qu'est-ce que vous voulez nous dire de Marie ?
94:09
ce que je voulais dire, d'abord parce que ça me parlait beaucoup de son village et elle m'a raconté beaucoup d'histoires. C'est une anecdote amoureuse, c'est-à-dire qu'en fait, elle m'a raconté comment, quand elle était petite, parce qu'elle habitait dans ce fameux village où elle pensait qu'elle n'en sortirait jamais. Parce que c'était un peu retiré, c'était assez loin d'Alger, c'était dans le département d'Alger, mais il fallait quand même y aller à l'époque. Et elle, elle rêvait de de trouver un amoureux parce que dans son village comme c'était souvent d'ailleurs la même famille il y avait beaucoup de gens dans la même famille bien sûr et elle se disait toujours je trouverai jamais un amoureux quand elle était petite et en fait après elle a réussi à aller à Alger faire une formation pour avoir un travail c'était quoi le travail de votre maman ?
95:00
elle était secrétaire elle avait eu la chance de trouver un travail de secrétaire parce qu'elle a fait une formation justement pour ça Et elle a réussi à trouver un travail. Et donc, elle a réussi à aller à Alger, mais à l'époque, bien sûr, où c'était les événements commençaient en 1954, vraiment. Mais elle, elle est allée dans les années 54, 55, voilà, 55, 56, quoi, vous voyez ? Donc, c'était quand même un peu chaud, quoi, comme ambiance. Mais il y a eu beaucoup de militaires.
95:33
Et quand elle était ado, elle avait écrit, elle avait même dessiné, parce qu'elle aimait beaucoup dessiner, elle avait dessiné l'homme qu'elle voulait rencontrer.
95:44
Eh bien, je peux vous dire qu'elle a dessiné et elle a rencontré.
95:50
L'homme qu'elle avait dessiné.
95:51
C'est exactement celui qu'elle a rencontré et qui l'a fait sortir et qui l'a sauvé de son village. Et surtout, au moment de tout ce qui s'est passé en Algérie, grâce à lui, elle a réussi à partir sans encombre. Et donc cet homme, c'est votre père ?
96:12
Voilà. Magnifique ! Voilà, ce qui fait que j'ai trouvé ça romantique.
96:19
Ah mais tellement romantique et même un peu surnaturel. Elle dessine sans savoir un homme et elle rencontre l'homme de son portrait.
96:27
Qui correspondait tout à fait.
96:28
Oui, c'est incroyable. Comment s'appelle votre papa, s'il est toujours là ? Non, malheureusement non plus. Comment il s'appelle ?
96:35
Paul.
96:36
Paul, Marie et Paul. Oui. Donc on pense très très fort à eux ce soir sur l'antenne d'Europe.
96:41
Merci.
96:42
Grâce à vous Mélanie.
96:42
Oui, voilà. Enfin voilà, donc...
96:46
Ils sont restés mariés combien de temps ?
96:48
Jusqu'au bout, donc jusqu'à ce qu'ils décèdent. Enfin, jusqu'à ce que mon père décède, qui est mort en premier.
96:55
45 ans. Et ma mère est décédée 10 ans après lui, malheureusement. Pour vous dire que quand même, cette histoire de pieds noirs et d'agir, alors que mes tantes, au bout d'un moment, elles m'ont dit « on n'en parle plus, on ne veut plus en parler ». Mais je trouve, finalement, ça me revient.
97:19
Parce qu'on ne peut pas échapper à son histoire. C'est pour ça, autant aller la visiter, cette histoire, au sens propre comme au sens figuré. Donc, vous savez quoi ? Puisque vous avez besoin de levier pour aller au bout du projet, je vous donne rendez-vous dans quelques mois quand vous l'aurez commencé. tout simplement et moi je veux bien que vous nous le partagiez sur la page Facebook de l'émission déjà et puis même donnez-nous des nouvelles du projet reprenons rendez-vous dans quelques mois sur l'antenne d'Europe 1 et moi ça m'intéresse de lire votre histoire évidemment et ce que vous avez trouvé il va bien falloir que vous rassembliez toutes les pièces qui vont constituer ce récit
98:00
Justement, je réfléchis à ce que je vais faire de tout ça. Oui, parce que c'est un peu... Mais c'est important.
98:06
Ça s'appelle le devoir de mémoire.
98:08
Mais c'est ça, justement.
98:09
Je crois que c'est ça qui me travaille maintenant. Et c'est aussi comme cela qu'on honore nos parents. Et nos grands-parents. Et nos arrières-grands-parents.
98:16
Et puis elle le mérite. Je pense que ma mère le mérite. Elle a malheureusement terminé dans de mauvaises conditions puisqu'elle a eu la maladie d'Alzheimer. Et ma grand-mère aussi. Ma grand-mère. Et ma tante, la dernière de...
98:31
de la famille du côté de ma mère, est en train d'y arriver aussi. Et la seule qui est restée impeccable, parce que j'ai ma tante aussi, donc une des sœurs qui a aussi eu la maladie d'Alzheimer, et celle qui a résisté le plus, c'est la plus âgée, qui est décédée à 99 ans, donc à quelques mois de son centième anniversaire, elle est décédée en deux mois.
98:56
Et elle, elle n'a aucun problème, c'est la plus rigolote, on s'est amusé comme tout avec elle.
99:02
Vous savez, en plus de l'histoire familiale en lien avec l'Algérie, il y a aussi le fait que vous êtes issue quand même d'une nièce de femme. Donc c'est très très beau de faire ce travail générationnel aussi, même si vous n'avez pas d'enfant, Mélanie. Et comme par hasard, vous avez une nièce.
99:18
Donc, c'est une manière aussi de rendre hommage à toutes ces femmes.
99:22
C'est vrai, je n'avais pas pensé à ça.
99:24
Mais oui, ça fait double raison d'aller au bout de votre joli projet.
99:29
Je vais y réfléchir. Très bien. Et moi, je vous dis à très bientôt sur l'antenne d'Europe 1.
99:34
Merci beaucoup, Valérie.
99:35
Un grand merci. Merci à vous. A bientôt, Mélanie. Au revoir.
99:49
La libre antenne.
99:51
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis, vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même jusqu'à une heure du matin vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coup du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis.
100:20
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmont. Bonsoir Alex. Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous. Avec plaisir, je vous écoute.
100:32
Écoutez, je vous appelle pour des circonstances particulières. Nous sommes en fait une petite commune de Bretagne, qui est dans les côtes d'Armor, qui s'appelle Laurenan, et qui est actuellement...
100:46
à des travaux communaux qui sont en cours pour des aménagements communaux dans différents secteurs de la commune.
100:55
Mais nous avons une problématique, c'est qu'en dehors du fait que ces travaux communaux, tous les habitants ne sont pas au courant d'ailleurs de l'assainissement, de la voirie, ils n'ont pas pu effectuer leurs travaux.
101:07
Il y a combien d'habitants dans votre commune ?
101:11
A peu près 728 ans, beaucoup de personnes âgées.
101:14
D'accord.
101:15
Et il y a aussi 20% de résidents secondaires.
101:18
D'accord. Donc, il n'y a pas grand monde. C'est tout petit.
101:21
Non, il n'y a pas grand monde. C'est très paisible pour l'instant. Et effectivement, nous avons des résidents en résidence principale qui, malheureusement...
101:34
sont prévenus toujours à retardement parce qu'il y a des bulletins trimestriels qui ne sont pas des bulletins communaux trimestriels, mais qui sont donnés au compte-gout tous les six mois pour les habitants de la commune en résidence principale. Alors, pour ceux qui sont en résidence secondaire, ils doivent se contenter du site communal. Ce n'est pas six mois, c'est beaucoup plus. Parfois, nous apprenons des choses un an après.
102:00
Ah oui, effectivement. Mais quand ça se passe dans la ville, vous le remarquez quand même ? Vous remarquez qu'il y a des travaux ? Bon, c'est compliqué parce qu'il faut s'organiser en général. C'est quand même mieux de le savoir avant. Mais ça se voit en général quand ils font quelque chose, non ?
102:15
Alors ça se voit, oui. Non, parce que les devises sont actées sur la concertation des habitants qui ne peuvent plus dire grand-chose. Et nous avons aussi la problématique où quand les travaux s'effectuent, les arrêts municipaux, les arrêtés municipaux ne sont pas forcément communiqués au bon moment.
102:34
Et vous avez fait remonter l'information auprès de la mairie ? Parce que quand c'est un village comme ça, c'est plus facile, on a les rendez-vous facilement, on passe une tête.
102:43
C'est pas possible que ça, parce qu'on a un maire qui fait un peu ce qu'il veut. et qui a décidé prochainement dans ces aménagements communaux qui peuvent être très bien. Nous sommes plusieurs à trouver que cela pouvait être juste. Mais en revanche, il y a quand même une décision qui a été prise par le maire. Sur un rond-point, il y a actuellement un crucifix. Et ce crucifix va être déplacé à 50 mètres sur une voie verte où il y a eu de la drogue et de la prostitution auparavant.
103:19
Et il veut effectivement mettre ce crucifix en retrait pour effacer progressivement notre patrimoine breton sur une parcelle qui sera communale avec un parking qui sera nouveau.
103:34
Donc, ça sera plus facile pour effectuer aussi un acte christianophobe. Il pourra être endommagé plus facilement parce qu'il sera à l'abri de tous les regards. Aujourd'hui, il est devant les maisons. Aujourd'hui, c'est un lieu de repère. C'est notre patrimoine breton qui est mis en valeur. C'est justement toutes ces racines chrétiennes qui font la France qui est aussi valorisante et Nous sommes attachés à cette culture bretonne, à ces traditions aussi catholiques.
104:07
Mais dites-moi Alex, pourquoi il veut faire ça le maire ? C'est quoi sa motivation ? Pourquoi il ne laisse pas le Christ au milieu du rond-point ?
104:15
Alors, la problématique, c'est qu'il joue sur les mots, il fait croire que les gens confondent le carrefour avec le rond-point. C'est un rond-point, mais il préfère dire que c'est un carrefour et que les gens ne savent pas s'ils doivent contourner ou faire la priorité à droite.
104:35
Mais de toute façon, ça n'a rien à voir avec ce qui se situe au milieu du rond-point, au milieu du carrefour, de toutes les manières. Comment ?
104:46
Il n'y a jamais eu d'accident depuis plus de 60 ans.
104:49
Oui, donc, non, mais de toute façon, cet argument, il ne tient pas la route parce qu'il y a un code de la route. Donc, de toute façon, que ce soit une priorité ou que ce soit un point ou un carrefour, en quoi c'est gênant ?
104:59
Je suis d'accord avec vous, Valérie, sauf que pour lui, c'est un argument qui fait foi.
105:05
Donc, il a décidé ça de manière unilatérale ?
105:11
C'est une décision qu'il a prise et la problématique c'est qu'il y avait trois phases de travaux et ce crucifix devait être déplacé entre mars et avril à la troisième phase de travaux. Et là il a prévu, il l'a fait sur le site communal, nous avons découvert ça aujourd'hui, qui date du 27 février, il a décidé justement de déplacer le crucifix. Mais aujourd'hui nous n'avons même pas d'arrêté municipal. qui est communiqué, même pas sur le site de la commune non plus.
105:43
Mais il n'a pas le droit, si ? Juridiquement, il n'a pas le droit ?
105:45
Je pense qu'il n'a pas le droit, parce que de toute façon, on ne peut pas déplacer un monument, parce qu'il y a quand même l'article 28 de la loi 1905 du 9 décembre, en fait qu'effectivement, on ne peut pas mettre sur un espace public un monument.
106:02
Ce n'est plus possible. Il est là depuis combien de temps ? C'est un maire qui a repris le flambeau en 2023 suite à la démission du maire qui avait été voté par les habitants. Ce n'est pas un maire qui a été élu à proprement parler par les habitants.
106:20
Ah oui, c'est ça. Donc, il a pris le relais, en fait. Il a pris le relais, tout à fait. Là, il va y avoir les élections bientôt, de toute façon.
106:28
Oui, la problématique, c'est qu'il se représente s'il n'y a pas d'autres listes.
106:32
Ah, il n'y a pas d'autres listes ? Il est tout seul ?
106:34
Non, il n'y a pas d'autres listes.
106:35
Eh bien, crée une liste. Alex, avec quelques-uns des riverains, vous n'êtes que 500 ? 700 avec 20% de résidence secondaire. Donc, eux, ils ne doivent pas voter dans cette commune.
106:48
C'est un peu l'omerta dans cette commune, c'est ça la problématique. Parce que nous n'avons pas que ce crucifix qui est problématique. Il y a aussi des tombes qui vont être relevées. Les gens ne sont pas prévenus. Nous-mêmes, dans notre famille, nous n'avons pas reçu de lettres recommandées. Il était sur le point de nous relever une tombe il y a un an. Nous sommes arrivés in extremis. Et nous avons pu refaire la tombe, justement, pour qu'elle soit consolidée. Mais je crois qu'il y a des choses qui nous sont... Ils ne font pas effectivement justifier.
107:22
Mais si vous avez la concession, comment ça se permet de toucher les tombes ?
107:26
Oui, il y avait une concession qui a été juste renouvelée en 2020. Donc avec la Covid, nous n'avions pas pu faire des travaux. Nous n'avons pas reçu de lettres recommandées et la note figurait dans un listing de 104 tombes, si je ne me trompe pas. Et maintenant, il y en a encore 65 à relever. Et parmi les 65, je peux vous dire, parce que j'ai des photos, il y en a qui sont intactes et elles sont en perpétuité ou elles sont centenaires.
107:51
Mais attendez, il y a un truc que je ne comprends pas. C'est la dictature dans votre village ? C'est la dictature dans votre village, Alex ? Parce que ce maire-là, il fait tout tout seul de manière unilatérale. Il n'est même pas élu. Je confirme.
108:05
Je confirme, il y a beaucoup d'autorités. Et encore, vous ne savez pas tout.
108:08
Il a quel âge ?
108:09
C'est un monsieur qui est assez jeune. Relativement, il a la quarantaine.
108:15
Ah oui ?
108:17
Mais il y a une association de riverains, forcément, dans votre ville, non ? Parce qu'avec tout ce que vous me dites, là, vous devriez en tout cas...
108:25
de quoi faire. Les gens ne se sentent pas écoutés, ils se sont délaissés. Et je peux vous dire qu'ils sont nombreux à m'avoir sollicitée, notamment aussi auprès de ma famille, pour me signaler différents dysfonctionnements, parce que nous faisons partie des stèles qui se manifestent réellement lors de conseils. Moi, j'ai eu l'opportunité de lui dire que ce n'était pas bien ce qu'il avait fait, parce que nous n'étions pas prévenus pour notre retombe familiale. Nous n'avions pas eu justement cette lettre commandée. Et je lui ai dit que s'il violait la loi, Et je crois que j'ai dit une phrase de trop parce qu'il voulait me faire sortir du conseil devant tout le monde.
109:00
C'est quelqu'un d'impulsif.
109:02
Ah oui, il a tout pour plaire. Il ne gère pas ses émotions en plus. C'est dommage pour un... En plus, il n'est pas élu, donc pour un maire. Mais pourquoi vous ne créez pas une liste sans étiquette de manière à ce que toutes les personnes qui ne se retrouvent pas dans la politique qu'il mène et dans ses choix unilatéraux puissent voter pour quelqu'un d'autre ?
109:24
Vous ou quelqu'un d'autre, il y a peut-être des anciens justement qui vivent là depuis très longtemps. On sait très bien que la terre de Bretagne, c'est une terre d'ancrage. Pourquoi vous ne vous mobilisez pas de manière officielle, Alex ?
109:41
Il y a une jeune génération qui n'est pas très politisée, qui ne prend pas partie de ce qui se passe. Et puis, il y a ceux qui, effectivement, sont plus âgés et qui laissent laisser les choses.
109:59
Mais est-ce qu'il y a eu à un moment donné une tentative ? Un auditeur ou une auditrice me dit, à juste titre, au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS, que les listes de candidats aux élections municipales devaient être déposées avant le 26 février, effectivement. Donc, ce n'est pas pour cette fois-ci. Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras non plus.
110:18
Oui, c'est vrai. Ce n'est pas pour cette fois-ci. Et encore, quand bien même, je crois qu'il y a encore 68 communes qui n'ont pas de liste. Il me semble. En tout cas, c'était le cas il y a quelques jours.
110:31
Oui.
110:32
Et vous avez demandé des audiences auprès de lui, vous y avez été à plusieurs pour essayer de défendre votre point de vue ? Sur les tombes, sur le Christ auquel vous êtes attachée visiblement très fort ?
110:46
Nous avons dit justement ce qu'il en était, certaines familles se sont manifestées, mais je sais que parmi les tombes qui sont mentionnées à être potentiellement relevées bientôt, donc les 65, Déjà, il y a un problème d'archives parce que c'est des archives à moitié vides. Il y a des fois des actes de notoriété qui sont présents, d'autres qui ne sont pas présents. Dans le tableau qui a été mentionné par la mairie, on ne sait même pas la durée de la tombe parfois ou le nom même de la personne. Donc vous voyez, c'est un peu du brouhaha partout, mais c'est un peu personnalement en même temps.
111:21
Mais Alex, si ce soir, une auditrice, Françoise, nous le fait remarquer au 73921, 75 centimes, plus que du SMS, si vous avez l'énergie et la force de porter votre message dans les médias, pourquoi vous n'essayez pas de vous exprimer de manière plus politique, peut-être, auprès de cette personne ?
111:45
Effectivement, Valérie, je vais partir dans ce concept-là parce que je suis chrétienne, je suis catholique, je suis fière justement d'appartenir à cette communauté chrétienne qui représente aussi les racines de la France et que nous devons valoriser parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de persécutés. Nous sommes plus de 380 millions persécutés dans le monde. La première...
112:10
communauté qui est aussi persécutée en Europe et aussi dans le monde. On ne peut pas, en fait, enlever notre patrimoine chrétien, l'effacer. J'ai un profond respect pour les Corse, qui, eux, justement, valorisent aussi ce patrimoine. Et j'aimerais bien, en tout cas, avoir une mobilisation citoyenne, que les gens participent, parce qu'actuellement, nous avons quand même fait une pétition Alors, nous n'avons pas le nombre de votes que nous souhaitons encore.
112:45
Nous sommes moins de 400 sur la liste.
112:49
C'est plus de la moitié quand même des administrés, puisque vous êtes à 700 dans votre petit village.
112:54
Oui, nous avons fait une pétition sur change.org. Oui. Peux-je vous donner le titre ?
113:01
Alors, je regarde Nicolas. Si Nicolas me valide le fait que vous pouvez donner le titre de la pétition, on le fait. S'il me dit non, alors on ne le fait pas. Et il me fait signe que non. Donc, malheureusement, on ne peut pas, Alex. Mais vous pouvez redonner le nom de votre village, si vous voulez, en revanche, puisque vous intervenez en votre nom, évidemment. Est-ce que ce maire est catholique ou pas ? Alors, c'est la croix au chabre, alors non.
113:21
Parce que c'est le secteur du chabre. Alors, je ne sais pas du tout...
113:30
s'il a une religion à mon avis je ne pense pas parce que c'est un très beau crucifix où il y a quand même le corps du Christ avec vraiment la souffrance qui est exprimée justement du Christ. Donc je ne pense pas, je pense qu'il n'a pas cette symbolique en fait spirituelle.
113:52
Ce qui aurait été intéressant, c'est de savoir ce qui le motive, pourquoi est-ce qu'il enlève cette croix qui est là depuis des dizaines d'années, qui ne pose aucun problème, il n'y a pas eu de réclamation, enfin, c'est ce qui est bizarre.
114:06
Il y a eu aussi une réclamation et nous, dans notre famille, nous faisons faisant partie de ceux qui se situent sur l'Europoint, où justement nous avons une visibilité incroyable sur ce crucifix. Donc je ne sais pas quelle sera la visibilité future, puisqu'il n'y aura plus d'aération. Il y aura des plantations qui peuvent aussi créer des risques d'accident. Donc je ne sais pas quelle est vraiment son intention, si ce n'est un acte christianophobe en fait ?
114:36
Ah oui. Oui, parce que là, c'est ça, on ne connaît pas ses motivations. Ah oui, puis vous, vous êtes concernée à double titre en tant que catholique et parce que vous avez aussi la vue de votre maison sur ce rond-point avec ce Christ qui trône et qui protège, je pense aussi.
114:55
Oui, tout à fait. Nous y sommes très attachés et en dehors de ça, effectivement, dans ces aménagements communaux, nous ne sommes pas présents non plus. Et après, nous ne pourrons plus faire de travaux pendant dix ans.
115:07
Tout est verrouillé. C'est quand même incroyable. Il faut peut-être appeler aussi la presse locale, essayer de faire ce genre de démarche, Alex. Ou sur les réseaux sociaux aussi, aujourd'hui.
115:19
Je sais que vous êtes nombreux à écouter. Et puis, vous êtes quand même... Vous êtes bienveillante, donc tous les animateurs sont bienveillants et à l'écoute, donc j'ai pensé à l'Europe 1.
115:31
Oui, vous avez bien fait, je vous en remercie. Mais ça n'empêche pas que peut-être que vous pouvez, pour faire réagir autour de vous aussi, peut-être intervenir sur les réseaux sociaux également. Mais vous avez déjà recueilli 400 signatures, donc c'est plus de la moitié du village.
115:50
Oui, presque 400. On a Françoise avec nous qui vient de composer le 01 80 20 39 21. On va la recevoir. Bonsoir Françoise. Bonsoir. Merci d'être avec nous. On vous écoute avec Alex.
116:04
Alors, moi je vous appelle, je suis originaire des Côtes d'Armor aussi, mais je ne vis plus dans les Côtes d'Armor. En fait, pour les cimetières, sachez que la commune dont je suis originaire dans les Côtes d'Armor, Il y avait quatre carrés, en fait, où il y avait des tombes. Et il y a eu tout un secteur de déplacés pour les personnes qui avaient une crémation. Et c'est obligatoire dans tous les cimetières.
116:36
Et ça, les maires ne sont pas obligées de vous avertir.
116:39
De faire quoi ? De faire un endroit pour les crémations, Françoise ?
116:43
C'est une loi qui est passée, il faut le savoir.
116:46
Oui ?
116:47
Et les personnes qui n'ont pas donné d'avis, enfin voilà, favorable à se déplacer ou autre, enfin leurs parents, grands-parents, enfin voilà, leurs familles en tout cas qui sont décédées, en fait, s'ils n'ont pas donné d'accord ou quoi que ce soit, ils seront mis en fausse communale.
117:05
Oui. Parce qu'il y a des gens qui ne peuvent pas reprendre une concession dans le cimetière.
117:10
Oui.
117:10
Ça, il faut le savoir dans les cimetières. Parce que, voilà... Et donc, nous, on n'était pas concernés, mais il y a plein de familles qui ont été concernées. Ça, moi, je peux comprendre.
117:20
Et comment elles se sont mobilisées, les familles, dans votre ville des Côtes d'Armor ?
117:23
Non, parce que c'était un très grand cimetière, en fait. Il faut le savoir, il y a des communes, c'est des tout petits cimetières. Moi, ma commune, d'origine, doit faire 2000 habitants comme ça. 2000 habitants, je pense.
117:39
C'est plus grand que le village d'Alex. Parce qu'en plus, ce qui est étonnant dans ce que nous raconte Alex ce soir, outre le fait qu'on parle religion, et ça froisse d'ailleurs les auditeurs athées qui nous écoutent, comme Christiane qui vient de laisser un message au 73921, mais on ne fait pas de prosélytisme, il n'est pas question de prosélytisme.
117:54
C'est juste la préservation du christianisme, parce que c'est aussi la raciste de la France.
118:02
Oui, et puis c'est aussi cette attitude de ce maire qui fait exactement ce qu'il veut, comme il veut. Et ce qui est d'autant plus étonnant, c'est que c'est un petit village. Normalement, les gens pourraient se parler.
118:14
Enfin, moi, je ne serais peut-être pas ça sur le dos vraiment du maire, parce que quelque part, il n'a pas été élu. Je suis ok. Mais en fait, il a quand même été élu indirectement par les voix des électeurs, comme on va voter bientôt pour les maires. Mais il était quand même déligné comme maire au conseil municipal, quand l'autre maire d'avant a arrêté.
118:41
Au conseil municipal, il a été élu à 10 voix pour et 5 voix contre.
118:49
Voilà, il avait la majorité avec le conseil municipal. Mais il n'est pas forcément apprécié de la population.
118:59
Ça, c'est les urnes. Ça, c'est les voix.
119:01
Vous ne pourrez rien faire contre. Pour en revenir au cinquième française, je comprends ce que vous nous dites. Mais nous, la problématique, c'est qu'il y a des listes de temps qui doivent être relevées avec des informations qui sont...
119:18
À moitié vide. On ne sait pas qui est la personne. On ne sait pas combien de temps elle attend. Je vais vous répondre.
119:27
Alors, chacune son tour. Françoise.
119:30
Françoise, Françoise.
119:31
Au niveau de la durée. Alors, au niveau des tombes, c'est facile à trouver parce que vous allez à la mairie et vous allez trouver un plan avec tous les noms des personnes. Ce n'est pas compliqué. Il faut aller à la mairie.
119:45
C'est compliqué parce qu'on a... On a une secrétaire de mairie qui est là depuis 30 ans.
119:52
Chacune son tour, mesdames, chacune son tour. Sinon, on ne comprend pas, c'est la cacophonie. Alors, Alex.
119:59
D'accord, merci. Justement, on a une secrétaire depuis 30 ans qui est là. Et malheureusement, les archives doivent être remises à jour à chaque fois. Nous payons effectivement des sommes aussi. C'est 2500 par-ci, 2500 par-là. Mais en fait, les informations, nous ne les avons pas entièrement. Je ne sais pas ce qui se passe en mairie également. Puisque c'est à moitié vide au niveau des informations qui nous sont communiquées récemment pour le relevé des temps.
120:28
En tout cas, on a Caroline au 739 21 75 centimes plus coût du SMS qui nous dit que pour information, et elle a raison de le préciser, merci beaucoup Caroline, tous les lieux avec des croix, des sanctuaires de culte ne peuvent être déplacés qu'avec l'accord du diocèse. Exactement. Voilà, on a Laurence qui nous dit, est-ce que cette dame, donc en parlant de vous Alex, peut-elle écrire au président de la République pour signaler le comportement de ce maire ? Et Fanny nous dit, il faudrait que vous vous rapprochiez de la préfecture pour contrôler ce maire.
120:59
Mais l'information cruciale, c'est Caroline qui la donne, parce qu'effectivement, le diocèse doit être informé de cela aussi.
121:09
Alors, Françoise, attends un instant Alex, Françoise ?
121:12
Il faut vous rapprocher du diocèse, c'est ce que j'allais dire, justement.
121:18
Oui. Alex ? Il y a aussi la loi du 9 décembre 1905, l'article 28. Nous ne pouvons pas mettre un monument sur un espace communal.
121:27
Ben, nous, je fais partie de ma... Là où je suis née, moi, la commune où je suis née, il y a eu des croix qui ont été déplacées de 3 mètres ou de 5 mètres, et puis ça n'a pas posé problème sur la commune, quoi.
121:43
Parce que nous, en fonction de la croix, en fonction justement de ses caractéristiques aussi de composition, je peux vous dire qu'elle va être cassée automatiquement. Et je crois que c'est ce qu'ils rêvent de ça. Elle ne va pas rester intacte.
121:58
En tout cas, moi je crois, Alex, qu'il faut vraiment que vous écoutiez Caroline et Françoise, c'est-à-dire que vous vous rapprochiez du diocèse. Et là, il aura plus de pouvoir, évidemment. Évidemment.
122:08
Avec plaisir Françoise. Avec grand plaisir Françoise, on va donner votre contact à Alex. Je suis des Côtes d'Armor aussi, c'est ce que je disais tout à l'heure.
122:28
Et pourquoi vous avez quitté les Côtes d'Armor Françoise ?
122:31
parce que mon mari est illégidène, on est à Rennes maintenant, et puis voilà. Ah oui, tout simple.
122:43
Je suis partie de ma commune, donc voilà. Mais je vais toujours à ma commune de base. Oui, on va s'attacher.
122:46
On va toujours vers ses racines. Et c'est important en fait.
122:48
Merci beaucoup à toutes les deux d'avoir choisi Europe 1 pour cet échange ce soir. Et Alex, je vous propose de nous donner de vos nouvelles, surtout pour nous dire comment vous avez réussi à... Ça va être un peu compliqué, parce qu'en fait,
123:00
Et demain, du 2 au 6 mars, il prévient la population le 27 février. Donc, ça va être très, très dur.
123:07
Oui, c'est là-dessus. J'ai trouvé un peu limite. Enfin, là-dessus, je suis d'accord avec vous. Mais vous n'avez pas un bulletin municipal ?
123:14
Les bulletins municipaux sont donnés six mois après les devis, après que tout soit acté aux résidents principaux. Et ceux qui sont en secondaire, ils peuvent attendre un peu plus de temps, en général, c'est huit mois, voire un an.
123:30
Je voulais vous préciser quelque chose au niveau de monter une liste municipale, en fait. C'est trop tard, maintenant.
123:37
Ah, là, c'est trop tard, oui.
123:39
Ah oui, c'est clos. C'est clos depuis il y a quelques jours, il n'y a pas longtemps. Là, c'est trop tard.
123:48
C'est trop tard, mais... C'est important, c'est effectivement...
123:53
cette croix qui n'a pas lieu d'être en fait parce que voilà pour nous c'est très symbolique parce qu'on n'a pas beaucoup de patrimoine en plus donc c'est vraiment le lieu de repère et le lieu aussi où on peut aussi participer à contempler notre patrimoine parce qu'avec l'église en dehors de l'église et ce crucifix il n'y en a pas beaucoup de patrimoine dans ce village je crois que la première chose à faire demain matin c'est appeler le diocèse ah oui tout à fait c'est que c'est un brilleux
124:24
Est-ce que c'est auprès de Saint-Brieuc, Alex ?
124:26
C'est Diocèse de Saint-Brieuc, vous dépendez.
124:29
D'accord.
124:30
Ou Triguier, je ne sais plus, quelque chose comme ça.
124:33
En tout cas, merci beaucoup mesdames. Et Alex, je vous dis à très bientôt parce que j'aimerais savoir comment vous allez réussir à vous faire entendre.
124:40
D'accord. J'aimerais savoir, Valérie, s'il est possible de me mettre en relation avec M. Crow pour évoquer cette situation.
124:51
Alors, il faut rappeler, me dit Tristan cette fois, pendant les horaires de l'émission. Et c'est le même numéro de téléphone, le 01 80 20 39 21.
124:59
D'accord, très bien. D'accord. Écoutez, je suis ravie d'avoir communiqué avec vous, d'avoir participé aussi à cette communication auprès de tous nos concitoyens, parce que nous sommes tous concernés, le patrimoine, qu'il soit l'Orenané ou qu'il soit de Corse ou d'ailleurs, c'est le patrimoine de la France, donc c'est notre patrimoine à tous. Et à toutes les communautés d'ailleurs, parce que chaque communauté peut contempler le patrimoine quel qu'il soit. Donc je vous remercie infiniment Valérie et je remercie aussi Nicolas d'avoir permis de m'exprimer.
125:32
Merci à toutes les deux, merci. Prenez bien soin de vous et à bientôt Alex.
125:46
Au revoir.
125:49
c'est C'est parti !
127:20
C'est parti !
128:08
La libre antenne de repeint.
128:10
Valérie Darmon accompagne vos nuits. Bonsoir Malika.
128:19
Oui, bonsoir Valérie.
128:21
Merci d'être en notre compagnie.
128:23
Je suis très contente de vous avoir au téléphone et merci beaucoup d'avoir répondu à mon appel.
128:29
Avec plaisir, Malika. De quoi voulez-vous nous parler ce soir ?
128:34
Moi, je reviens vous parler parce que je vous ai appelé, c'était en 2024. Oui. C'était un appel en urgence pour avoir un studio ou un Parce que je vivais avec mon mari qui était très violent. Et comme j'ai eu une petite retraite, personne ne voulait me louer. D'accord.
129:05
Et malgré la paix que j'ai passée à la télé, à la radio, je n'ai rien trouvé. Jusqu'à là, exactement le 13 septembre, c'est mon fils qui a pris un appartement pour moi.
129:22
Donc vous êtes resté un an et demi de plus aux côtés de cet homme violent.
129:28
Voilà, oui, tout à fait. Et la violence, elle a duré 17 ans.
129:35
Est-ce que vous avez contacté les associations tout de même de défense de femmes battues ? Est-ce qu'elles se sont un peu mobilisées pour vous, Malika ?
129:46
Oui, j'ai contacté toutes les associations là où je trouve un numéro de téléphone. Je ne contacte mais rien n'a été fait.
129:57
Même les associations n'arrivent pas à me trouver à logement à cause de ma retraite qui est vraiment très petite.
130:05
Oui, parce que parfois ils arrivent à placer dans des logements d'urgence, en fait, quand il y a vraiment une nécessité d'exfiltrer la personne qui est menacée.
130:16
Oui, tout à fait, mais je ne voulais pas de ça. Je ne voulais pas, vu mon âge.
130:25
Quel âge vous avez, Malika ?
130:26
Là, le 26 septembre, j'ai fait 75 ans.
130:31
Ah oui, oui. Et votre fils qui vous a finalement pris l'appartement, enfin le studio, pour que vous puissiez quitter son père, il n'a pas pu vous héberger ?
130:41
Non, excusez-moi Valérie, ce n'est pas son père. Ah, ce n'est pas son père, d'accord. Non, c'est son beau-père.
130:47
D'accord, d'accord. Et donc votre fils, il n'a pas pu vous héberger pendant ce laps de temps, lorsque vous avez commencé vraiment à nommer, enfin lui, il connaissait les violences, j'imagine ?
130:58
Oui, oui. Il m'a proposé sa femme aussi. Ils m'ont proposé de m'héberger, mais moi, je ne voulais pas. Je ne voulais pas parce que je ne voulais pas... Déranger. Voilà. Déranger, je cherchais le mot. Je ne voulais pas déranger. Pour moi, si je vis avec eux, pour moi, c'est un dérangement. Je me suis dit que je préfère rester au moins chez moi et subir cette violence en attendant peut-être qu'un jour.
131:34
Et en effet, mon fils, il a pris un appartement avec sa femme aussi. Ils ont pris cet appartement et là maintenant, ça y est, j'ai quitté mon mari. Je suis toujours en instance de divorce.
131:50
Comment il a réagi à ce que vous avez dit cette fois-ci, je pars ?
131:55
Je ne lui ai pas dit parce que moi...
131:59
Avant, je lui disais toujours, moi, je ne peux plus rester ici. On divorce à l'amiable. J'ai toujours trouvé des solutions. Il n'a jamais voulu. Et à la fin, quand j'en pouvais plus, j'étais au voir une avocate. Et il a reçu un jour, c'était un dimanche. Il a reçu l'assignation de divorce, une requête d'assignation de divorce. Il l'a reçu. Il est devenu tout rouge. Il ne s'attendait pas.
132:29
Il s'attendait pas. Il est devenu tout rouge. Et il est monté. Il était vraiment dans un état. Il m'a dit, mais pourquoi tu me l'as pas dit? Je lui dis, je t'en ai parlé plusieurs fois, plusieurs jours, plusieurs mois. J'ai tout fait, mais tu voulais rien faire. Mais là, maintenant, ça y est, j'en peux plus. Je dois partir. Parce que, avant d'aller voir l'avocate, parce qu'il y a mon fils qui m'a dit, partir.
133:01
C'est pour ça que j'ai lancé la procédure.
133:03
Oui, parce que vous saviez où vous alliez aller, en fait. Vous aviez un point de chute.
133:06
Voilà. J'étais sûre.
133:10
En fait, vous étiez sauvée. Là, ils pouvaient recevoir le papier, puisque de toute façon, même dans l'air qui suivait, vous pouviez rejoindre ce lieu, finalement. C'est ça ? Vous aviez déjà le lieu à ce moment-là, Malika ?
133:29
je vais partir et je serai libre et je ne subirai plus les insultes, la violence et tout ce qui se dit.
133:39
Comment il a réagi le jour où il a eu le courrier entre les mains, ce fameux dimanche ?
133:43
C'est tout ce qu'il a. Il est devenu tout rouge et il m'a dit, pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
133:49
Donc, il est devenu rouge, mais il n'a pas été violent ce jour-là.
133:52
Non, non, non, il n'a pas été violent du tout, du tout, du tout. C'est tout ce qu'il m'a dit. Il m'a dit, pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Je lui ai dit, ça fait des mois, des semaines, des jours que je t'en parle, mais tu ne voulais rien faire. Mais là, maintenant, je lui ai dit, maintenant, ça y est, moi, je n'en peux plus. Je n'en peux plus, je vais partir.
134:11
Mais il n'a rien...
134:12
Il n'a rien fait, finalement. Il n'a rien fait. Il ne s'attendait pas.
134:16
Il sait que j'ai une petite retraite pour lui. Je ne vais jamais partir. Je ne pourrai jamais partir. Je ne pourrai jamais partir.
134:27
Et ensuite, comment ça s'est organisé ? Vous êtes partie dans la foulée. Vous aviez déjà rassemblé vos affaires. Vous êtes restée quelques jours encore sous le même toit que lui.
134:39
Oui, je suis restée.
134:43
c'est mes affaires toutes organisées je suis restée mais la violence c'était fini il a arrêté net la violence ah oui il a arrêté net il a arrêté net et surtout parce que lui il croit que mon fils il n'est pas au courant de la violence et comme c'est mon fils qui m'a trouvé le logement Et là, je crois qu'il s'est dit, je ne sais pas.
135:15
Votre fils n'a jamais su que cet homme vous battait ? Ah si, c'est si, je lui en parlais.
135:22
Ah oui, oui, oui.
135:23
Ah mais lui ne sait pas que votre fils sait, c'est ça que vous voulez nous dire ?
135:27
Voilà. Lui...
135:29
Il croyait que mon fils ne savait pas. Parce que moi, j'allais chez mon fils de temps en temps. De temps en temps, j'allais chez mon fils. Je passais une semaine. Je passais pour changer un peu. Et puis, je reviens à la maison. Et lui, il croit que mon fils n'était pas au courant. Mais là, quand je lui ai dit, ça y est, je vais partir. Là, maintenant, il y a mon fils qui m'a trouvé un appartement. Je vais partir. Là, il n'a rien dit rien rien à ce stade là vous n'aviez plus peur Malika à quel moment vous avez cessé d'avoir peur de cet homme ou pas du tout avant oui j'avais peur parce qu'il devenait quand il se mettait en colère il devenait comme un monstre il devenait comme un monstre et il commençait à crier On m'insultait.
136:22
Une fois même, il est sorti, parce qu'on habitait, j'habitais, lui, il habite toujours dans la maison. On habitait dans une maison, et une fois, il est sorti sur la terrasse. Il criait, il disait, elle voulait faire le feu à la maison, elle voulait faire le feu à la maison.
136:44
Pour vous faire passer pour folle, en fait.
136:46
Pour folle, voilà. Pour me faire passer pour folle, oui.
136:50
Vous n'avez qu'un fils, Malika, ou vous avez d'autres enfants ?
136:54
Malheureusement, j'en ai qu'un. J'en avais, en tout, c'était trois. Et j'ai perdu deux. J'ai perdu un bébé à 45 jours. Et j'ai perdu le deuxième à 33 ans. Oui. Avec cet homme ? Non. Non, avec le père de mes enfants, non. Non, pas avec cet homme. Avec cet homme, je n'avais pas d'enfant. Non, je n'ai pas d'enfant avec lui.
137:20
Vous l'aviez rencontré comment, cet homme ? Sur Internet.
137:25
Voilà. Je ne conseille pas Internet.
137:27
Sur une application de rencontre ?
137:30
Non, ce n'est pas une application. À l'époque, c'était en 2005. C'était sur Internet, l'ordinateur. Ce n'est pas une application.
137:42
sur une adresse, et je me suis inscrite sur Internet, et il m'a contactée, il était adorable, gentil, pregnant, et on a passé, j'ai passé avec lui deux années, mais incroyable, du bonheur, le grand bonheur, mais le grand bonheur, le temps de vous alpaguer le temps que vous tombiez amoureuse de lui le temps que vous deveniez peut-être dépendante de lui aussi d'un point de vue émotionnel et de l'attachement il m'a fait quitter mon travail mais j'étais très très amoureuse de lui très très amoureuse de lui il a fait en sorte que vous tombiez amoureuse de lui voilà tout à fait c'était quelqu'un je levais mes yeux au ciel, je disais, merci, Dieu, merci.
138:40
Là, maintenant, ça y est, c'est fini. Tout ce que j'ai passé, c'est fini, tout le malheur. Là, maintenant, je vais être heureuse pour le reste de ma vie. Eh bien, non. Une fois mariée, il m'a... Moi, je ne voulais pas me marier. Il a insisté, il a tout fait pour que je me marie avec lui. Et...
139:08
Le mariage, ça a été le point de bascule ?
139:10
Voilà, ça a commencé petit à petit, petit à petit, petit à petit, jusqu'à ce que c'est de la violence physique, c'est moral, c'est psychique, c'est des insultes.
139:26
Ils buvaient ? Ils buvaient ? Ah non, non, non. Ah oui, donc c'est le bon pervers narcissique ?
139:34
Non, il ne fumait pas, il ne buvait pas, c'est-à-dire que ce n'est pas quelqu'un qui drague. Ah non, c'était quelqu'un de parfait, vraiment parfait.
139:48
Et après, il a commencé à vous dénigrer, à vous humilier, à vous critiquer. Et puis ensuite, il est passé aux violences physiques, c'est ça ? D'abord les violences verbales, progressivement, et ensuite les violences physiques ?
140:00
les violences physiques, et quand il a commencé, il a vu qu'il laissait des marques, il ne me touchait plus, mais c'était verbal, c'était moral, psychique. C'était salope, connasse, va-t'en, va chez ton fils, qu'est-ce que tu fais là ? Tu es folle, va te faire soigner. Ah oui, ah oui.
140:27
Après qu'il vous ait isolé ?
140:31
Donc vous avez démissionné. Est-ce que vous avez continué de fréquenter quelques amis ou là aussi il a fait le vide autour de vous avec les amis ?
140:40
Ah non, personne, plus personne, plus personne. Il m'a coupé de tout le monde, même de ses enfants à lui. Il m'a coupé de tout le monde. Je n'ai plus personne, il n'y avait que mon fils. C'est tout, que mon fils.
140:55
Parce que pour votre fils, c'est vous qui résistiez ?
140:58
C'est ça.
141:00
Et lui, il voit ses enfants ?
141:04
Ah non. Non, non. Il ne les voit pas. Je n'ai jamais entendu parler à ses enfants. Il ne va pas les voir. Une fois même, je lui ai dit, mais tes enfants ne te manquent pas. Il m'a dit non.
141:22
Et il travaillait quand même ? Vous aviez la paix quand il travaillait un peu ?
141:26
Il faisait quoi dans la vie ? Quand je l'ai rencontré, c'était la fin. Il prenait sa retraite. Il a deux ans de plus que moi. Et quand je l'ai rencontré, il préparait sa retraite. Mais c'était quelqu'un de bien, bien instruit, il était cadre, quelqu'un de vraiment, de très très bien. C'est pas n'importe qui.
141:56
Et la lune de miel a duré deux ans. A duré deux ans.
142:01
Ah mais deux ans, parce que j'ai vécu pendant deux ans. C'était le grand bonheur. J'ai jamais imaginé passer deux ans de bonheur comme ça. C'était les restaurants, c'était les sorties, et les voyages, et les voyages, et les voyages.
142:20
Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez entendre que c'était de l'illusion ?
142:24
Oui, c'était pas le vrai. C'était pas vrai. C'était pas vrai. Juste après, je me suis dit, ben non. C'était pas vrai. Il m'ouvrait la portière de la voiture, et je monte, et lui, il ferme derrière moi. Vous vous rendez compte ?
142:43
Et qu'est-ce qui a fait, d'après vous, qu'il a commencé à vous dénigrer comme ça au quotidien, petit à petit, dans le mariage ?
142:53
Non, mais c'est sa personnalité, c'est lui. C'est le vrai. C'est le vrai. C'est le vrai. L'autre, c'était le faux.
143:03
Il a joué la comédie pendant deux ans. Le temps de vous âmeçonner, c'est ça ?
143:08
Ah oui, mais c'était...
143:13
Je ne pouvais plus. Je pleurais, je pleurais, je pleurais. Je n'ai plus personne à qui parler. De temps en temps, j'appelais... Comment ça s'appelle ? SOS Amitié ? SOS Amitié. Oui, voilà. J'appelais SOS Amitié.
143:33
Vous m'avez appelée en 2024.
143:35
Oui, je vous ai appelée. Je me rappelle bien. C'était le 31 août 2024. Et là aussi, et là maintenant, là ça y est, je suis dans mon appartement et je suis très très bien J'entends plus les insultes, j'entends plus rien, mais le problème, c'est que la solitude me pèse.
144:04
Est-ce que j'allais vous dire, est-ce qu'il y a du vide ?
144:07
Ah, un grand, grand, grand, grand vide.
144:12
L'appartement est près de chez votre fils et votre belle-fille ?
144:15
Parce que mon fils, il n'est pas en France. Ah ! Oui, il n'est pas en France. Mais de temps en temps, quand il y a les vacances scolaires, je les reçois.
144:32
Je reçois mes petits-enfants. J'en ai deux. Vous êtes proche de vos petits-enfants aussi ?
144:37
Oui, très proche. Mes petits-enfants, c'est 8 ans et 10 ans.
144:46
Donc vous faites des vidéos avec votre fils, votre belle-fille, vos petits-enfants. Vous êtes une toute petite famille, Malika, ou vous avez des frères et des sœurs ?
144:55
Si j'ai ma famille, mais tout le monde est au Maroc. Et puis, il n'y a pas de contact. C'est un autre problème aussi. C'était avec mes parents, c'était la violence. J'ai vécu dans la violence. Après le décès, on était unis.
145:24
beaucoup de biens. Et c'est l'héritage qui nous a séparés tous. Jusqu'à maintenant. On ne se parle pas.
145:35
Vous êtes combien au départ ? Vous êtes combien dans la fratrie ?
145:39
La fratrie, on est huit.
145:42
On était huit. Et tout le monde est en bisbis. Tout le monde est en froid.
145:48
Mais tout le monde. Tout le monde. Mais il y en a trois qui sont décédés. Donc il va rester avec les autres. Mais tout le monde, personne ne contacte personne. Et les cousins non plus ne se voient pas ? Non.
146:08
Chacun reste dans son coin. Tout ça à cause de l'argent et des biens, du patrimoine. C'est triste.
146:13
Tout ça, c'est à cause de l'argent. Malheureusement.
146:18
Et Malika, aller vivre près de votre fils et de votre belle-fille, quitte à quitter la France ou à vivre entre les deux pays, vous ne voulez pas ?
146:27
Non, moi je préfère là où je suis.
146:32
Attendez, c'est quoi la question ?
146:34
Est-ce que vous ne voulez pas vous rapprocher de votre fils, même s'il est au Maroc, votre fils, j'imagine ?
146:39
Ah non, non, non, il n'est pas au Maroc.
146:42
Ah, il est dans quel pays alors ?
146:45
Il est en Suisse.
146:47
D'accord. Et vous rapprochez de votre fils, vous ne voulez pas ?
146:53
Non, mais c'est pour ça qu'il m'a trouvé ce logement ici. Ici, pas loin. je peux prendre le bateau, traverser et aller chez lui.
147:04
Ah oui, d'accord. Donc vous n'êtes pas très très loin de votre fils non plus. Vous pouvez y aller un peu quand vous voulez aussi. Ah oui. Je pensais que vous étiez beaucoup plus éloignée que ça. Non, quand même, vous êtes dans la proximité de votre fils. Voilà, oui.
147:18
C'est pour ça qu'il m'a pris cet appartement. Comme ça, je ne serais pas loin de lui. Et comme ça, je me sens Chez moi, vous voyez ?
147:34
Je me sens chez moi. Oui, c'est important. Et puis c'est important de retrouver un lieu sûr pour vous. Un lieu sûr qui vous appartienne, enfin qui vous appartienne même si vous n'êtes pas propriétaire de l'appartement, mais qui est chez vous, c'est votre nuit, c'est votre lieu sûr. C'est important d'avoir un lieu sûr pour chacun d'entre nous, même symboliquement à l'intérieur de nous. Oui.
148:00
On a envie un petit peu de tranquillité. Ce n'est pas pareil. Et puis, je dis que je suis chez moi. Je suis chez moi.
148:12
Oui, c'est important.
148:13
C'est important pour vous. Même si ma belle-fille, elle est très gentille. Elle est très gentille. Elle me dit, Malika, tu viens quand tu veux. Tu peux rester autant que tu veux. Mais moi, je ne me pas déranger. Même si je vais maintenant chez eux, je vais pour un week-end et puis je rentre.
148:29
Et votre ex-mari, alors, le divorce, il est prononcé, là, maintenant ?
148:34
Là, maintenant, ça y est, le divorce est en instance de divorce, mais il n'est pas encore prononcé.
148:40
D'accord. Et lui, ça y est, il ne vous importune plus, il ne téléphone plus, il ne vous racèle pas, il est resté à distance ?
148:46
Ah oui, non, non, ça y est, c'est fini. C'est devenu, mais c'est assez incroyable. Mais il est resté en contact avec mon fils.
148:57
Et votre fils, il a accepté ?
149:00
Ou quand il l'appelle, si il l'appelle, il lui répond, et puis voilà, c'est tout. Je ne sais pas, il veut rester... Je vais rester... Courtois. Voilà, courtois.
149:13
En dépit de ce que vous avez vécu, votre fils reste en contact avec cet homme, même comme ça, de temps à autre, juste pour la courtoisie ?
149:21
Juste pour la courtoisie, voilà.
149:23
Ah oui, c'est incroyable, parce que c'est quand même un bourreau, cet homme.
149:26
Ah oui, ben oui, c'est vrai.
149:29
Mais pour moi, ça y est, je ne l'entends plus. Je n'ai plus de problème. Même le divorce, ça va, ça se passe bien. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de problème. Il n'y a rien du tout. Là, vraiment, je suis tranquille. Je crois que... Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Franchement, je ne comprends pas.
149:51
Il a perdu son souffre-douleur, en fait. Vous étiez tellement sûre de vous, dans votre choix que vous avez posé de partir, qu'il a perdu son souffre-douleur. Il n'y a plus d'emprise, vous êtes sortie de l'emprise, en fait. Lui, ce qui l'intéresse, c'est de vous mettre sous emprise, d'avoir un pouvoir sur vous. Là, il a perdu son pouvoir, puisque vous, de toute façon, ça n'a plus de prise. Il n'a plus de prise, et je crois que c'est pour ça.
150:19
C'est pour ça, je pense, que maintenant, je ne l'entends plus.
150:25
Ben oui, puisqu'il n'a plus de prise. Qu'est-ce que vous voulez qu'il joue comme scénario ? Il ne peut plus vous faire de mal.
150:33
Oui. Donc, il va trouver quelqu'un d'autre à violenter, de toute façon, puisque ces personnalités-là cherchent des proies.
150:40
C'est pour vous dire, je suis la troisième.
150:44
Ben voilà.
150:46
Il ne peut pas vivre autrement. Il a un gros déficit narcissique. Il n'est rien s'il n'exerce pas son pouvoir sur autrui et s'il ne maltraite pas autrui. Il a la sensation que ça lui donne du pouvoir. C'est ça le principe du pervers narcissique.
150:58
Voilà, tout à fait.
151:00
Comment vous occupez vos journées, Malika, là maintenant ? Parce que vous parlez de solitude.
151:04
Eh bien, Valérie, soit je sors pour faire mes courses, Toi, je reste à la maison, j'écoute le journal. Le soir, j'écoute Europe 1, la Libre Antenne. Dans la journée aussi, j'écoute un petit peu la musique. Pour vous dire, moral, ça me pèse beaucoup, beaucoup, beaucoup, la solitude. Et il n'y a personne qui vient chez moi, il n'y a personne qui m'appelle.
151:36
Moi, je n'appelle personne, sauf mon fils, mes petits-enfants.
151:41
ça me peine beaucoup et moi j'ai grandi dans le partage est-ce que vous avez pensé à faire un peu de bénévolat maintenant que vous avez retrouvé des forces que vous vous êtes mis au centre du dispositif pour vous-même pour entrer en lien il y a le bénévolat évidemment
152:03
Oui, oui, j'ai pensé à ça. J'ai pensé à ça. J'attends que je sois un petit peu stable parce que là, j'ai emménagé ici le 13 septembre.
152:13
Oui, c'est tout frais.
152:15
Oui, c'est tout frais. Le temps de connaître les coins, de connaître les adresses. Oui, c'est d'emménager mon appartement. Tout ça, ça prend du temps.
152:30
Et les voisins, ils sont gentils ?
152:33
Les voisins, ils sont gentils, mais le problème, c'est que, parce que moi, je suis dans un immeuble où je ne suis pas loin d'une station thermale. Et je crois, parce que les voisins, je ne les vois pas, je crois que c'est des appartements qui se louent aux gens qui viennent pour des séances thermales.
152:59
Ah, mais c'est un Airbnb, en fait ?
153:04
Ce qui vous isole encore plus, puisque ce ne sont que des gens de passage.
153:09
Voilà, des gens de passage, voilà. Et ça aussi, c'est très très rare que je rencontre quelqu'un, bonjour, bonjour, et puis voilà, c'est tout. Et là, je passe...
153:28
Des fois, quand je ne pouvais plus, je sors, je fais une petite promenade et puis je rentre. Et là, je mets vraiment, vraiment... Vous avez le cafard.
153:39
Est-ce que vous voulez qu'on lance un appel dans la libre antenne si des gens vous écoutent ce soir, si les auditeurs vous écoutent ce soir, des auditrices ? Donc, vous vivez dans quelle ville ou près de quelle ville, si vous ne voulez pas nommer la ville ?
153:53
Oui, c'est près d'Anne-Mas, Annecy.
153:57
Près d'Anne-Mas. Si des auditeurs ou des auditrices vivent à Anne-Mas, vivent à Annecy et ont envie de rentrer en contact avec Malika ou même ailleurs sur le territoire par téléphone, n'hésitez pas à nous laisser votre numéro de téléphone, chers auditeurs, chers amis. Au 7 39 21 75 centimes plus qu'au du SMS et bien sûr on donnera votre numéro de téléphone à Malika et vous pourrez rentrer en contact, échanger et tisser des liens comme nous créons souvent du lien dans la libre antenne, on le sait. Et sinon Malika, quel bénévolat vous envisagez pour rencontrer du monde, pour créer du lien ?
154:33
J'aimerais bien aller faire du bénévolat auprès des personnes âgées.
154:39
Ah oui, ça ils ont besoin. Dans les EHPAD, les résidences seniors, alors là ils ont vraiment besoin.
154:46
Voilà, parce que quand je vois des reportages, ils n'ont même pas le temps, le personnel, il n'y a pas beaucoup de personnel et qu'ils n'ont même pas le temps pour prendre le temps avec les personnes âgées. Il y en a qui ne mangent pas seuls, il y en a...
155:06
ils n'ont pas beaucoup de temps pour s'occuper des personnes âgées.
155:10
Et puis peut-être garder des enfants aussi.
155:13
Voilà aussi. Je voudrais aussi garder des enfants. Si je peux faire du bénévole, peut-être à l'hôpital, auprès des enfants, faire du bénévole.
155:26
En tout cas, vous avez un grand capital sympathie, Malika. Donc moi, j'ai vraiment confiance. Je sais que vous allez reconstruire une vie qui vous ressemble. Merci beaucoup, Malika, de nous avoir donné de vos nouvelles. Merci beaucoup, beaucoup.
155:39
Merci beaucoup, Valérie.
155:40
Et je vous embrasse très, très fort. On a un numéro de téléphone pour vous, Maxime, qui vit à Perpignan. On va vous le donner, le numéro. Nicolas va le faire. Je vous embrasse très fort, Malika. Donnez-nous de vos nouvelles, s'il vous plaît.
155:53
Merci beaucoup, Valérie. Merci beaucoup. Et merci à toute l'équipe.
155:56
Merci de votre fidélité à l'antenne d'Europe 1 et à la libre antenne. On se retrouve lundi dès 22h15. D'ici là, prenez soin de vous, des autres et du monde. Au carillon d'Europe 1, il est 1h du matin. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec les programmes de la nuit.